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Mardi 29 mai 2007
La saison des pluies a commencé au Laos. Avec elle, les premiers pics d'une chaleur vaurienne qui vous rendent le voyage éprouvant.

Nous sommes arrivés par le sud, en train depuis Bangkok,  dans la ville de Pakse. Ici , le temps semble s'être arrête une fois ou deux avant de se décider à aller jouer ailleurs.  Quelques batisses coloniales figées font office de phare dans un océan de bouis-bouis. La poussière carmin envahit les asphaltes lézardées que parcourent quelques tuk-tuk, on traverse les rues en brandissant son ombrelle pour éviter la cuisson à point... c'est une ville moderne façon Lao...



Pakse se situe au confluent du Mekong et de l'un de ses affluents, le Se Dong. La ville fut fondée par les français en 1905 dans le but de faciliter les échanges avec la Thailande. Elle ne semble guére avoir changé d' aspect depuis cette epoque,   en dehors des quelques cafeé
Nous avons pris une journée pour visiter les alentours et notamment pénétrer dans le village d'une minorite ethnique Khmer nommée Katu. Difficile de sortir indemne de ce lieu. Environ 250 membres d'une tribu qui semble depuis longtemps avoir entamé un mariage forcé avec la misere tentent de survivre. Notre guide Lao nous explique les  difficultés de communication; en effet, ces personnes ne s'expriment que dans leur propre dialecte qui ne s'écrit pas etdonc qui est très compliqué à apprivoiser.
Nous avons bien visité cette école dans un vieux hangar mais nous avons eu du mal à nous sentir à notre place sur ce carré de terre battue. Pas de langage commun, des gestes qui codent pour des signifiants différents des notres, seulement quelques sourires pour ponctuer les regards curieux.


On enseigne ici le Lao à une poignée enfants du village, les autres n'ont pas accès aux cours car leurs parents ne le jugent pas nécessaire. Ces autres sont justement derrière le hangar. Ils jouent en cercle, fument dans des bangs un tabac sèché dès qu'ils sont en âge d'aspirer convenablement  la fumée , ou bien dorment adossés aux cochons qui leur font un peu d'ombre.



Une autre particularité de cette tribu est le rituel qui oblige chaque habitant à creuser son propre cercueil dans la section d'un tronc d'arbre. Ils le font en général vers   12/13 ans,  au passage à l'âge adulte. Leur religion, mélange d'hindouisme, d'animisme et d'antiques croyances , leur enseigne que la maladie emane d'une décision divine aussi faut-il l' appréhender avec fatalisme.La conséquense est  un refus de quasiment tous les traitements disponibles et donc,une espérance de vie dérisoire.



La polygamie règne et les gamins sont nombreux. Beaucoup, malnutris, ont le ventre gonflé ,leurs yeux hagards se perdent à l'ombre des huttes . La poussière  se niche  partout, ce n'est plus un élément du décors, c'est le décors lui-même .



Autre jour, autre destination. 4 heures aller-retour pour visiter le temple de Champasak. Le tuk-tuk local nous embarque, la barge embarque le tuk-tuk et le Mékong fait le reste. Ce temple du 6eme siècle a le visage marqué par 1400 années  sans entretien.


D'immenses blocs sculptés dans une pierre sombre s'étirent en de longs murs  qui se disjoingnent pour finalement s'éffondrer. Les croyances locales et les historiens divergent quant aux significations des gravures et des édifices de ce lieu de culte. Statues Khmer pour les uns, simples sentinelles pour les autres, Shiva lingam, Kali, Boudda, les connaisseurs aboient, les néophytes passent, c'est beau, tout simplement.

A notre retour, il pleut sur le fleuve. Une pluie franche et drue, de grosses gouttes en rangs serrés, le crachin Lao joue dans la catégorie hectolitres par mètre carré.


Du sud, nous avons gagné la capitale en une nuit de bus. Le centre de Vientiane compte quelques infrastructures mais dès que l'on s'en échappe un peu , la ville prend des allures de village: chemins poussiereux, reflets des chapeaux asiatiques dans l'eau des rizières, pêcheurs épinglés sur le Mekong , drôle de banlieue.



Cette ville charmante et desuète constitue néanmoins une etape importante pour les voyageurs que nous sommes , en effet, elle abrite une espèce animale hors du commun : le Tanguy.



Il sagit d'une bête à peau lisse, croisement entre un expatrié breton et un reptile à sang chaud qui hiberne depuis deux ans dans les contrées lao. Le jour, il a pour habitude de chasser dans les couloirs de l'ambassade de France des proies qu'il digère  en buvant de la beerlao en compagnie de son chien Dudule. De part ses genes celtes, le Tanguy a toutes les qualités pour assurer à ses hôtes un accueil digne de ce nom. Pour peu que vous le soudoyiez avec quelques mets dont il est friand ( pâté henaff, galettes bretonnes ) il n'hesitera pas à vous ouvrir les portes de sa tanière et à vous faire découvrir son territoire.
Bien qu'éloigné de la mer, cet animal a néanmoins gardé le pied marin et il se fera une joie de vous embarquer à bord de sa pirogue pour sillonner le Mekong entre chiens et loups.




Il arrive également à cet être solitaire de retrouver la meute des expatriés  renouant ainsi avec la civilisation , s'echappant pour un temps de sa bestialité. Lors de ces soirées vous pourrez peut-être assister à un Bassi, cérémonie d'accueil présidée par l'ainé du groupe au cours de laquelle l'on nouera à vos poignets des bracelets chargés de voeux les plus fastes.




S'en suivront sans doute quelques lancés de riz suivis d'étranges mugissements puis  chacun se mettra à marteler la piste lors d'une danse primitive et desordonnée.



Apres quatre jours passés à jouer les ethnologues auprès de cet iguane des temps modernes, nous voici à Vang Vieng, petite bourgade du nord erigée au milieu de montagnes que tapissent une flore tropicale. Nouveau cadre, nouvelle faune, nouvelles découvertes, dernières lignes avant de rejoindre Bangkok pour notre final.

On vous embrasse tous, à très bientôt.


Par Caroline et thomas - Publié dans : Laos
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Mardi 29 mai 2007








Par Caroline et thomas - Publié dans : Laos
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Dimanche 20 mai 2007

Denpasssar/Hong-Kong, Hong-Kong/Bangkok.

" Le centre siou plait , merci, gardez la monnaie". Une heure et demi du matin dans le quartier de Thewet, c'est plutot calme et sombre au regard de cette traversee de la ville que nous venons d'effectuer. Les enseignes stroboscopiques qui pullulent donnent tout leur sens aux mots de Gilbert.M : " les sunlights des tropiques, ca a quelque chose de magique ".

Nous entamons une valse reparatrice avec Morphee, c'est bientot la fin du voyage et un esprit sain dans un corps sain semble indispensable pour s'appliquer a respecter le         " carpe diem ", sorte de chartre implicite a laquelle souscrit la grande majorite des voyageurs.

Nous voila depuis une semaine dans la loterie de la capitale Thailandaise et les numeros gagnants sont, dans le desordre :

-La balade sur le fleuve Chao Phraya, bateau effiles remplis de bonzes aux cranes lisses et aux toges seventies.

- La visite des temples dans lesquels des bouddhas recouverts de feuilles d'or vous toisent du haut de leurs 45 metres.

-Retrouvailles avec Yann, Annaig et leurs trois merveilles du monde.

-L'apres-midi dans le prodigieux marche de Chatuchak Park ( deux jours ne suffisent pas a faire le tour des stands ) a se lancer des defis : pas chiche de gouter les sauterelles a la braise, les lombrics en sauce, les bols de vermisseaux vivants...


-Revoir ce bon vieux Tanguy qui tient le role principale dans " Expatrie ", l'histoire d'un jeune attache de presse travaillant a l'ambassade Laotienne et aux prises avec un choix existentiel : griffes du dragon ou oeil du tigre ?

-Assister en sa compagnie a un tournoi de boxe thai au milieu des parieurs qui hurlent en misant parfois un mois de salaire sur une couleur de short.

-Savourer un verre de vin rouge sur le toit d'un des plus haut gratte-ciel de Bangkok, cote pile vu imprenable sur le monde, cote face, vue prenable sur une clientele aux costards et aux sourires clinquants, la Thailande d'en haut, la beaute de la ville d'en bas.

-L'apprentissage indispensable de quelques mots de thai, l'anglais etant ici aussi rependu que l'humilite chez notre nouveau president.

- Des balades en tuk-tuk bien sympathiques.


-Ce soir, depart en train couchette vers le sud du Laos ou nous esperons croiser le long du fleuve Mekong les derniers dauphins d'eau douce au monde.

Que la force du mouton et la sagesse de l'ecureuil soient avec vous.

Sawat di Krap.


Par Caroline et thomas - Publié dans : Thailande
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Samedi 19 mai 2007
   Voici la recette du Nasi goreng, plat indonesien plus communement appele fried rice.
Il s'agit d'une recette simple a concocter et delicieuse que j'ai apprise a un cours de cuisine en Indonesie.



Ingredients :

   - 500g de steak de boeuf pas trop épais
- 1 petit chou vert pommé
- 1 tomate
- 1 carotte
- 3 ciboules ou tiges d'oignon vert
- 1 oignon
- 2 ou 3 gousses d'ail
- 3 oeufs
- Sel et poivre
- 3 cups de riz rond blanc
- Sauces : Medium sweet soy sauce et Kecap Manis Sedang Extra Hot ou Sambal Extra Pedas Extra Hot .

Cuire le riz si possible dans un Rice Cooker électrique, qui a l'avantage de pouvoir garder le riz au chaud sans qu'il ne désèche ni ne soit trop cuit, même après des heures d'attente. A défaut, le cuire de manière traditionnelle dans une grande quantité d'eau bouillante peu salée.

Couper menu le boeuf et le mélanger avec le sel et le poivre, et une cuillèrée à café de chacune des sauces -mais attention, elles sont très épicées.


Couper tous les légumes en très petits bouts. Les mélanger. Réserver une petite partie des légumes hachés et lui ajouter les oeufs battus en omelette, du sel et du poivre.

Chauffer de l'huile dans une poêle et faire sauter le boeuf quelques minutes avec les légumes. Rectifier l'assaisonnement et rajouter des sauces selon le goût et un peu d'eau si nécessaire.

A part faire griller de l'ail coupé en tout petits morceaux,

Eteindre le feu, verser la mixture légumes-oeufs puis l'ail et mélanger vigoureusement.
Verser le riz et bien mélanger.

Voila ! A la place du boeuf on peut aussi choisir du poulet ou encore des petits morceaux de poisson accompagnes de crevettes cuites.
Vous pouvez presenter ce plat avec des crudites et des brochettes de boeuf, de poulet ou de poisson tout ca servi sur une feuille de bananier si vous en trouvez !

Bon appetit a tous !



Par Caroline et thomas - Publié dans : Recettes du bout du monde
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Vendredi 11 mai 2007
Il est 6h30 lorsque le reveil tonne, nous sommes a Kuta, l'heure est venue de prendre la direction d'Ubud et de preparer nos cartables car ce matin, nous allons a l'ecole !

Arrives a destination nous retrouvons Mariska, une indonesienne de Jakarta qui fait ses etudes a Paris et realise ici un stage dans l'association Idep International. Tous les jeudis elle tente de sensibiliser les ecoliers aux problemes d'environnement : tri des dechets, pollution de l'air, de la terre et de l'eau...  Les sujets ne manquent pas.
                                                                                                                      
Deux interventions dans deux classes mixtes d'une trentaine d'eleves sont programmees ce matin a l'ecole publique numero 4 de Betulu.                       
Nous faisons notre entree sous les yeux curieux de ces eleves en uniforme d'une dixaine d'annees.



Ce matin l'echange portera sur la pollution des rivieres. Un dessin anime realise par l'Unesco viendra etayer le debat mais avant ca il s'agit de repondre a un questionnaire sur le tri des dechets, sujet evoque lors de la derniere intervention. Les enfants echangent quelques coups de coude discrets sur les questions ardues mais dans l'ensemble, le message a l'air d'etre enregistre.    

Caro et moi prenons ensuite place devant le tableau noir pour presenter notre voyage, les pays traverses et l'association " ad terram incognitam ". Des forums concernant l'environnement y ont justement ete recement mis en place, nous permettant ainsi de faire un lien avec les sujets abordes par Mariska.



Apres resolution des problemes lies a l'informatiques, la seance de projection peut enfin demarrer. Le dessin anime relate la vie de villageois confrontes a la pollution de la petite riviere qui borde leurs habitations. 
S'en suit une discution autour des reponses a apporter et des choses a ameliorer.




La sonnerie retentit, c'est l'heure de la recre,  mais oui mais oui l'ecole est finie !

Par Caroline et thomas - Publié dans : Indonesie Bali
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Mardi 8 mai 2007
Les bras croises sur le rebord d'une pirogue a balanciers nous regardons Bali s'effacer et Nusa-Lembongan se dessiner. Nous avons quitte la ville de Sanur pour un trajet d'une heure et demi en mer, on joue a laisser glisser sa main a la surface de l'eau, on se laisse bercer, on accoste, on decouvre.
L'ile est un cliche, une carte postale, une affiche d'agence de voyage. Plage de sable fin, tourisme minimaliste, bateaux de peche aux couleurs chaudes abandonnes sur la plage, poissons exotiques en abondance, mer turquoise et limpide, petit hotel caresse par la mer a maree haute, saveur du poisson frais cuit dans des feuilles de bananiers.



Desoles d'insister sur le paradis mais ici difficile de faire autrement.

Dominique fait bronzette et enchaine les brasses au dessus du corail, nous sillonons l'ile a trois sur notre moto de location apres s'etre fait deposer en pirogue sur un des plus beaux spots de plongees de l'ile ( voire du  monde ! ).

 

Deux nuits a ecouter le crepitement des feux prepares par les pecheurs sur la plage, deux soirs a contempler les femmes faire des vas et viens de l'ocean a leurs bicoques, paniers emplis d'algues en equilibre sur la tete, deux jours de reve avant notre decouverte frenetique de Bali...
 


Batubulan, Celuk, Semignac, Sukawati, Ubud, frein a main. Apres un petit tour a la monkey forest ou les inombrables macaques n'ont pas manque de venir chipper des bananes dans nos poches, nous sympatisons avec les deux cousins qui gerent notre petit hotel.
Le lendemain matin , nous partons en leur compagnie a la decouverte des environs, un circuit a la Balinaise, hors des sentiers battus. Au programme : visite des ateliers de tissage, des frabriques d'intruments de musiques, de sculptures sur bois, de bijoux en argent, des galeries de peinture puis spectacle de danse barong a vous couper le souffle. Les fabriquants de gongs ont quelque chose des forgerons d'antant, les metiers a tisser s'agittent sous les mains expertes des femmes, ici le temps semble s'etre arrete, de meme que cette famille qui vit dans une maison traditionnelle Balinaise, pas d'eau, pas d'electricite et une grande partie de leur espace reserve a leur religion.
 

Pour nous le temps continue son chemin, Made et Rai nous raccompagne a Ubud.
Au marche et chez les antiquaires nous decouvrons quelques merveilles et nous pretons au jeu du marchandage dans lequel Caro  est passee experte. S'en suit quelques heures de massage, de visites de musees, de degustatoins de mets delicieux dans cette capitale gastronomique, de balades et quatre jours se sont deja ecoules.

Jeudi, cap au nord. au passage nous visitons un magnifique temple dans lequel se deroule une cerermonie villageoise en l'honneur de la mer, du lac, et de la montagne qui n'a lieu que tout les quinzes ans, les dieux seraient-ils avec nous ?  Nous restons deux heures a s'emerveiller devant le ballet des offrandes, des chants, de la musique et d'une foule en habits traditionnels hindouiste.







Quelques kilometres a serpenter au milieu des riziere et a flan de montagne nous gagnons Singaraja, ville grouillante ou les touristes se comptent sur les doigts d'une main. La nuit tombe, les moustiques se levent, il fait chaud, toujours.


Nouveau depart, nouveau port, Amed.
Palmes, masques, tubas et retour a l'observation des poissons et cette fois de l'epave d'un bateau japonnais echoue il y a bien longtemps. Vingts metres du bord, vingts metres de profondeur, une equation abyssale qui vous depose baracudas et poissons clown a deux brasses.

Le compte a rebours a commence pour Dominique et Aurelie, apres deux semaines de rires consignees par Caro dans le camescope, leur avion decolle, un vide s'installe, et puis Bali reprend le dessus et se remet a donner pour remplir les manques.

Il nous reste cinq jours avant notre depart pour la Thailande et le Laos, un mois avant notre retour, un mois avant la fin de ce blog, encore quelques pays, encore quelques mots, encore quelques merci...


Par Caroline et thomas - Publié dans : Indonesie Bali
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Samedi 28 avril 2007

Il n'avait pas fait aussi chaud depuis longtemps, comme si la nature pressentait quelque chose, un climat pesant pour un evenement de poids. Il est 14 heures lorsque les portes de l'aeroport coulissent, laissant entrer en son enceinte les vapeurs magmatiques du dehors. A contre-sens, de la clim' vers la jungle, deux monstres sacres font leur apparition, deux sacres monstres  tirant derriere eux leurs valises specialement preparees pour l'enfer.

Sur le visage d'Aurelie et de Dominique (la soeur et la mere de Caro pour ceux qui l'ignorent ) se dessine un sourire qui signifie la fin du calvaire. Les heures d'insomnie se sont enchainees, ont creuse de sombres rigoles sous leurs yeux fatigues, ont fait d'elles des semblants d'etre humain, mais ne les ont pas terrassees.

Nous les chargeons  ( les valises ) dans notre jeep de location et direction le centre Kuta pour une immersion totale et immediate dans l'atmosphere electrique balinaise. La foule, les palmiers, les odeurs d'encens et de gaz d'echappement, une decharge de 100.000 volts, elles ont repris des couleurs, l'hotel les attends, la piscine finira de laver leurs corps pollues d'attente.

Grands organisateurs que nous sommes, GO ne bossant pas pour le Club Med, Caro et moi avons deja concocte la suite du programme, et tout ca gratuitement, esprit d'equipe oblige. Avant de rejoindre un superbe restaurant aux mets fins et salvateurs, nous decortiquons les paquets que nous ont fait parvenir nos proches restes aux pays du beurre sale. Nous en sortons des livres, des fraises tagada, du pate henaff et des mots doux, on ne s'est jamais senti aussi pres, ni aussi loin dailleurs.

Le lendemain nous quittons la capitale touristique pour retrouver la tranquillite de la peninsule de Bukit que vous connaissez deja. Deux jours a lezarder sous les guekos, a prendre le pouls du lieu pendant que les moustiques s'occupent du notre, les batteries se rechargent doucement. Aurelie se gratte, Caro filme en riant, Dominique s'essaie a l'anglais, je conduis en evitant de cligner des yeux, nous sommes aux anges.

Hier soir, dans le temple qui surplombe les falaises d'Uluwatu nous sommes alles voir un spectacle traditionnel a mi-chemin entre le theatre et la danse. L'histoire nous a un peu echappee mais la danse, le feu, les costumes, les chants et le soleil fondant sur la mer juste derriere suffisaient a en retirer quelque chose de magique.

Aujourd'hui les affaires reprennent. Nous sommes a Sanur, juste une nuit avant d'embarquer pour l'ile de Nusa Lembogan. Au matin nous flotteront sur l'ocean indien, pour le moment nous papotons au milieu des fleurs, on vous en envoie des brassees, un peu, beaucoup, passionnement,...


 

Par Caroline et thomas - Publié dans : Indonesie Bali
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Jeudi 12 avril 2007
Voila  maintenant  10 jours que nous avons pose nos valises dans un regroupement de bungalows situe au dessus de Bingin Beach sur la peninsule de Bukit. 10 jours sans car, sans avion, sans programme, ca faisait longtemps.
Leggie c'est le nom de type qui gere l'hotel avec sa femme Made Resa, et leur bebe dont Caro est completement gaga. Petit a petit nous apprenons a les connaitre et mettons la main a la pate lorsque l'occasion se presente. 



Ainsi le week-end dernier, sous un soleil de plomb, nous avons repeint le long mur gris qui mene a l'hotel en compagnie des enfants du village. Les heures se sont chevauchees entre les rires, la patouille, les couleurs et les bouteilles d'eau eclusees pour que finalement les pans de ciment prennent vie. Le resultat tient plus d'une cacophonie de grabouillages que d'une oeuvre d'art mais les gamins etaient aux anges de pouvoir laisser vagabonder leur imagination et de se coller de la peinture partout.


Le voyage fait souvent bien les choses et au hasard d'une discussion, un balinais nomme Waia nous a convie a participer a une ceremonie d'enterrement hindouiste.


Une grande famille nous a ouvert ses portes pour la journee et nous voila  Caro, Estelle, Yannick et moi sapes avec des vetements traditionnels ( sarong ) dedies a ce genre d'evenement. Sur pres de 100 personnes, nous etions les seuls touristes et les balinais n'ont pas manque de nous croquer avec des yeux curieux pendant les 4 heures que nous avons passees en leur compagnie.


La ceremonie  a debute avec des offrandes deposees sur un autel erige au milieu du lieu de culte, puis les premieres notes d'une musique mystique delivree par d'etranges instruments ( gong, tablas,... ) se sont elevees dans un air charge de senteurs d'encens et de fumee de cigarettes aux clous de girofle que les hommes fument en devisant.



De leur cote, les femmes preparaient les fleurs et le riz  qui accompagnent le defunt vers les dieux.


Le corps  conserve depuis rois jours dans la glace arrive enfin, a demi nu, porte par les religieux sur une sorte de civiere en bambou. Il sagissait d'une femme de trente ans qui avait mis fin a ses jours en raison du depart de son mari avec une habitante de Java. Tout le monde s'est alors regroupe autour de la depouille, entonnant un chant etrange a voix basse jusqu'a ce que le moment  de la mise en biere soit venu.

Nous avons alors debute une marche dans les rues de Kuta, bloquant pour un moment l'intense circulation, et sommes parvenus dans un champ cerne par des arbres immenses. La ceremonie touchait a sa fin, les gens riaient en grignotant quelques fruits, la musique avait repris pour un air d'adieu.


Nous avons enfin regagne le Leggie Bungalow en repensant a cet accueil merveilleux et a cette ouverture d'esprit qui nous ont permis d'assister au vecu de l'interieur balinais. Echange de sourires, de tours de magie, de vetements et de caresses de notre peau blanche a laquelle ces indonesiens intrigues et tres tactiles n'ont pas manque de s'interesser.


Chaque jour, nous continuons d'arpenter les chemins callouteux avec notre petite moto et finissons toujours par amerir sur quelques criques ou le sable et le corail font tampon entre la vegetation et l'ocean indien. Dreamland, Padang, Balangan, Uluwatu, autant de coins tanquilles et de vagues que des types comme Rob Machado ( surfeur professionnel )  viennent ciseler gracieusement.




La saison des pluies est desormais obsolete meme si quelques lourdes gouttes viennent mateler le toit de notre habitation la nuit. La chaleur et les moustiques continuent leur train-train, nous continuons le notre entre les ruelles crasseuses qui disparaissent derriere le sourire blanc de la population.

Demain est un autre jour, une autre danse que nous essaieront de partager avec vous.
Terima Kasih a tous et a bientot.

Par Caroline et thomas - Publié dans : Indonesie Bali
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Mercredi 4 avril 2007
" Nous arrivons a Bali, heure locale 22h20,  la temperature exterieure est de 27 degres, nous esperons que vous avez passe un agreable vol et vous revoir bientot sur notre compagnie ".

Il a plut dans la journee et une chaleur humide nous enveloppe des notre sortie de l'aeroport. Nous embarquons surf, guitare et nos trois sacs a dos dans un taxi direction Kuta sur la cote ouest.



Pas une seconde sans le son des klaxons et le vrombissement des scooters qui envahissent les rues.

Nous degottons un hotel apres un quart d'heure d'une marche suffocante et passons deux jours a Kuta, veritable fourmiliere humaine ou le touriste est roi mais aussi esclave des alpagages incessants de vendeurs en tout genre.

Apres un petit bain dans un ocean Indien a 27 degres qui n'a pas l'effet rafraichissant escompte, nous plions bagages vers le sud pour la peninsule de Bukit.

Premiere nuit dans un bungalow au milieu d'une faune luxuriante ou les moustiques se font une joie de venir nous devorer.

Apres avoir loue une petite moto nous laissons derriere nous la chaleur et libre comme l'air partons a la decouverte du sourire des habitants et des paysages magnifiques.

Pas une seconde sans le son des klaxons et le vrombissement des scooters qui envahissent les rues.Nous degottons un hotel apres un quart d'heure d'une marche suffocante et passons deux jours a Kuta, veritable fourmiliere humaine ou le touriste est roi mais aussi esclave des alpagages incessants de vendeurs en tout genre.Apres un petit bain dans un ocean Indien a 27 degres qui n'a pas l'effet rafraichissant escompte, nous plions bagages vers le sud pour la peninsule de Bukit.Premiere nuit dans un bungalow au milieu d'une faune luxuriante ou les moustiques se font une joie de venir nous devorer.Apres avoir loue une petite moto nous laissons derriere nous la chaleur et libre comme l'air partons a la decouverte du sourire des habitants et des paysages magnifiques.



Devant chaque lieu, chaque commerce, chaque maison et devant notre chambre quand nous rentrons, sont deposees des offrandes ephemeres, fleurs et batons d'essen d'ou s'echappent des senteurs exotiques. Ces dernieres sont presentees aux divinites, ancetres, esprits et demons en signe de respect et de gratitude ( ou peut-etre pour acheter leurs faveurs ).

La journee passe vite entrecoupee de quelques averses et d'une premiere session de surf sur le spot de Bingin.

Le lendemain, nous partons en compagnie d'Estelle et de Yannick, deux frenchies dont nous avons fait connaissance, a la decouverte du temple Pura Luhur ulu Watu dedie aux esprits de la mer. La majorite des espaces architecturaux etant reserves aux fideles nous tournons notre interet vers les macaques qui peuplent les lieux. Attention a nos affaires car ces singes sont des pick- pocket de haut vol !



Nous sommes aujourd'hui installes sur la cote dans une petite maison a deux pas d'une falaise verdoyante et d'une eau turquoise qui va et vient sur les fonds coralliens.

Septieme pays, septieme ciel, le paradis est ici...

Nb : Nous avons de petits problemes d'envoie et de reception de mails, de plus les bornes internet ont un debit vraiment lent sur l'ile. Voici donc quelques messages personnels :

- Damien Person...slip : On cherche mais on ne l'a toujours pas trouve

- Dominique : Ou es-tu ?

- Damien Lecoq : Il y a plein de poules par ici, ca te plairait.

- Pierre et Anne : Toujours au chaud votre bebe ? On est impatient d'avoir de vos nouvelles.

- Sigrid et Arnaud : Un grand merci pour vos precieuses infos concernant la Nouvelle- Zelande. On espere que vos preparatifs de mariage se passent bien !

- Baptiste et J-B : Merci pour les conseils de pro, la dent de Thomas se porte a merveille.




Par Caroline et thomas - Publié dans : Indonesie Bali
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Lundi 26 mars 2007
Welcome a tous en Australie et plus precisement dans la ville de Sydney ou nous passons une petite semaine avant de nous envoler pour l'Indonesie.
Nous logeons pour le moment dans une auberge de jeunesse situee en plein milieu de la " City ", centre nevralgique de cette ville dont le coeur bat a plein regime quelque soit l'heure du jour et de la nuit. Si le ciel a des demangeaisons, nul doute que Sydney et ses immenses buildings constituent un lieu ideal pour le soulager.



Aux pieds des tours, les larges avenues sont envahies de pietons dont le flux alimente cet incroyable organe urbain, le fait renaitre, respirer, se construire, eliminer, s'elaborer, danser, crier, et vivre tout simplement. Sydney accueille au moins un habitant de chaque pays du monde et le metissage qui en resulte signifie que chacun ici peut trouver sa place.
Une demi heure de marche dans le centre vous donne un idee de la diversite culturelle qui flotte dans l'air.


D'abord le Jazz qui s'evapore du saxophone d'un type en costard a l'angle d'Elisabeth et de Liverpool street, un black en transe qui martele le sol de Pitt street et redonne aux claquettes ses lettres de noblesse, le ronronnement du dijeridou d'un aborigene a deux pas de l'opera, et les guitaristes folk, le hip-hop, le tango sur n'importe quel bout de trottoir qui offre un peu d'ombre.


Le fameux opera et ses spinnakers gonfles en permanence semble attendre la rafale de trop pour se jeter a l'eau et laisser Harbour Bridge pour gagner la mer Tasmane qui fait incursion jusqu'au devant des grattes-ciel et partage la vedette avec les edifices elances.
C'est une eau paisible mais toujours en mouvement, mouvement de simples voiliers ou de paquebots infinis, c'est une eau ou tout ce qui flotte semble avoir droit de cite.
Si les villes ont une ame, celle de Sydney incarne sans doute la generosite.






Demain nous nous dirigeons vers la cote a Bondi Beach en sachant que pour les quelques jours qu'ils nous restent, nous serons de toute facon les bienvenus.






Par Caroline et thomas - Publié dans : Australie
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