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Mardi 16 janvier 2007

 

Des quelques passages de frontières que nous avons à notre actif, celui qui conduit de l'Argentine à la Bolivie est sans conteste le plus curieux que nous ayons rencontré.

Un pont d'une cinquantaine de mètres sépare la ville de La Quiaca ( Arg. ) et de Villazon ( Bol ). Pendant que vous devez en découdre avec les formalités d'usage parfois surprenantes ( photocopier son passeport dans le village Bolivien, puis retourner à la frontière pour la repasser papiers en règle ), les autochtones continuent leurs aller-retour sans aucun contrôle administratif. Les échanges de marchandises, de fruits, de céréales vont bon train au milieu de garde-frontière plus préoccupés par le ciel que par le flux migratoire.

Après le passage du pont, comptez environs deux mètres pour un dépaysement total.

D'abord, les femmes qui sont en majorité vêtues de costumes traditionnels, jupes à fleurs, châles multicolores et chapeaux melons. Elles sont sans âge et tout simplement magnifiques. Ensuite viennent les feuilles de coca dont sont garnis les étalages. Les boliviens fument peu mais mâchent à longueur de temps ces feuilles qu'ils mettent en boule dans les creux de leur joue. 

 Nous arrivons au moment de la saison des pluies, et croyez bien que ce dernier détail ne nous a pas échappé ! Si une chaleur épaisse harponne les montagnes ocres l'après-midi, le soir ce sont des pluies d'orage diluviennes qui viennent baigner la terre et qui ne s'interrompent que le lendemain matin. Première conséquence, le problème des routes qui sont très rarement bitumées, en effet, les glissements de terrain sont légion en cette période. Ainsi, nous avons appris ce matin à 6h30 que nos réservations pour nous rendre à Uyuni étaient annulées. Nous décidons donc d'avancer quand même vers la ville de Tupiza qui reste désservie. Cependant entre l'arrêt d'une heure du à un camion enlisé qui bloquait la route, la mise en place d'arbustes sous ses roues pour l'aider à se dégager et les quelques centaines de mètres faits à pieds pour alléger le car, nous sommes arrivés à destination avec 1 heure de retard, boueux mais heureux !

Demain au programme si les routes ne s'effondrent pas : excursion en jeep au Salar d'Uyuni, le plus grand désert de sel au monde...

Par caro et tom - Publié dans : Bolivie
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Samedi 13 janvier 2007

 drapeau:Argentine 

Après presque deux mois passés en Argentine, direction la Bolivie !

 

Deux mois en Argentine c'est 114 heures de bus, près de 8000 kilomètres parcourus, 63 empanadas con carne, 67 jugo de naranja, une centaine de mots d'espagnol, une dizaine d'assados, 5 fois plus de rencontres, environs 1600 degrès accumulés, une quinzaine de baleines, un millier de pingouins, 74 kilomètres de glacier, un colibri, une chica guitara, 10 litres de Quilmes, 10 heures consacrées à l'envoi d'un colis,  2 défaites au bingo, 6 orages, 4 séances de brasse, quatorze nuits sous la tente, 1231 baisers, 1232 grêlons, 40 lomitos completo, 3 GI's, 30 minutes de vol en compagnie des condors et un nombre incalculable de bornes parcourues avec nos amis les pieds.

 

Après cet entrainement intensif, nous voilà près pour affronter la Bolivie, le Pérou et le Chili. Encore 2 mois avant le vol pour la nouvelle-Zélande et toujours beaucoup de choses à voir et à apprendre alors que le temps file !

 

 

 

 

Par caro et tom - Publié dans : Argentine
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Vendredi 5 janvier 2007

Un petit camping tranquille dans le village de la Cumbre, un maté avec martin pour émerger, une demi-heure de route dans la Ford Falcon 1972 de Rodrigo, et nous voilà au bord d'une falaise verdoyante où, entre les ailes chamarrées des parapentes nous attend le sourire de Mariano.

Pas le temps de réflèchir. A peine trois minutes se sont écoulées entre l'arrêt du vrombissement de la Ford et le moment où nos pieds ont quitté le sol.

Ce sont des parapentes biplace, Mariano guide Caro,  Pablo s'occupe de moi et c'est 30 minutes de danse céleste que nous nous offrons. Pas de raison d'avoir peur, le paysage est à couper le souffle, la vitesse, le son de l'air qui caresse nos sens, on peut mourir heureux mais nos moniteurs expérimentés ne nous laisseront pas cette chance. En plein milieu des airs, on croise Sonia, Manu, ouhouh, salut ! Tout paraît normal.

Et puis on se pose. C'était ni trop court ni trop long, ça ne se mesure pas. On sourit, on serre des mains, on raconte, tiens une rivière pas loin ! Un petit coup de stop et tout le monde à l'eau. Le soir retour au camping, on se pose près du feu, quand est-ce qu'on atterrit ?

Par caro et tom - Publié dans : Argentine
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Mercredi 3 janvier 2007

Cette année pour le premier de l'an, c'est l'Argentine et plus particulierement la petite ville de La Falda qui nous ont ouvert leurs portes. Au rythme de la musique, au son des verres qui tintent, à la cadence des sourires argentins et au parfum des cuisines, la nuit s'est laissée prendre par la fête...

Quelques clichés, beaucoup de souvenirs et tant à raconter.

 

Au menu, á la Parrilla de Raúl c'est buffet á volonté, assado géant, délicieux vins argentins ( malbec, Santa Julia...), champagne et postre...

 

                                                                                                                                                Puis feu d'artifice improvisé, danses effrenées sur la piste, ensuite direction les boîtes de nuit bondées, et finalement trempette dans la piscine de l'hôtel avant de rejoindre les bras de Morphée.

Par caro et tom - Publié dans : Argentine
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Samedi 30 décembre 2006

Dans l'ensemble des villes argentines, la pauvreté côtoie le luxe outrancier des hauts quartiers. La mendicité en tant que telle reste relativement discrète. En revanche, vous ne pouvez passer 5 minutes à la terrasse de quelconques cafés sans que l'on vous propose d' hétéroclites bibelots vendus par les gamins à la sauvette.

Un autre aspect de ce pays faisant encore aujourd'hui partie des " élus " du tiers monde sont les Cartoneros. Ces hommes, femmes et enfants circulent dans des charrettes de bois tirées par des chevaux, en plein milieu des avenues saturées de voitures. Leur pain quotidien, c'est la collecte de cartons qui leur rapporte environ 2 pesos du kilo. Ils arpentent les rues de la ville durant toute la journée frappant aux portes des particuliers, des magasins en destockage, en respectant des règles bien établies. Chacun son quartier, chacun son territoire.

Ils se regroupent en fin de journée dans des bidonvilles situés en général en bordure des agglomérations où les feux se multiplient à l'approche du soir. C'est une musique triste et belle qui se joue alors parmi les chevaux fatigués. Le perpétuel combat entre richesse et pauvreté, c'est juste là, et finalement il n'y a rien à dire.

 

 

Par caro et tom - Publié dans : Argentine
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Samedi 30 décembre 2006

Voilà le moment de quitter l'hôtel et de remballer mes affaires éparpillées dans les quatre coins de la chambre. J'ai 30 minutes devant moi, il va donc falloir être méthodique.

Commençons par la salle de bain et la trousse de toilette : je range shampooing et gel douche dans un sac plastique, pour éviter si l'envie leur prend une nouvelle fois de s'ouvrir, qu'ils tâpissent allègrement le contenu de mon paquetage. Brosse à dent, dentifrice, crème hydratante, crème solaire, brosse à cheveux, déo... Malheur ! Elle est déjà pleine ! 

Ici, en tant que personne à l'esprit pratique, j'ai la solution : je glisse ma super crème de nuit  ( dont je viens de faire l'acquisition car à mes yeux vraiment indispensable ), mon flacon de parfum Cabotine ( pour les grandes occasions ), ma solution de gommage ( parce qu'il est vitale d'aider ma peau à se renouveler sous ce soleil ), et mon nouveau vernis à ongle incolore, discrétement dans la trousse de toilette de Thomas.

Je me dirige en catimini vers la chambre pour m'occuper de mes vêtements. Ici mon cœur s'emplit de joie rien qu'à leur vue. En effet, j'ai l'immense satisfaction de les savoir propres et sentant bon la lessive car ils reviennent tout droit de la lavanderia. Mon bonheur est intense et je reste un moment avec un sourire béat observer ce tas bien plié et repassé jusqu'au : " Bon tu t'actives ! " de Thomas.

Oui, pas de problème ! Je mets mon pyjama au dessus du tas pour l'avoir à portée de main ce soir ( toujours mon sens pratique ! ). Puis je glisse le tas d'un bloc à l'intérieur du sac ainsi que ma trousse de toilette. Je tente de le fermer. Impossible. Bon, c'est simple, je vais enlever mes chaussures de rando de la poche de côté et y mettre tous mes hauts ( j'aime que les choses soient rangées par catégories ). Je lasse mes pompes sur le dessus du sac à l'élastique qui maintient mon tapis de sol. Bien, mais où mettre mes nouvelles sandales ? ( 2 paires, une pour marcher et une pour être jolie ). Je ne peux pas les mettre dans la poche " pharmacie " quand même ! Ça n'a rien à voir et je ne peux pas me résigner à mélanger chaussures et médicaments.

Ici, je ne vois qu'une seule alternative  :  " Thomas, t'aurais pas un peu de place pour mes sandales ? "

Lui les yeux au ciel en poussant un profond soupir de lassitude : " ok, envoie ". Cool ! Ça mérite bien un petit bisou. Là, il n'hésite plus et réouvre avec flegme son sac à dos déjà prêt et les glisse avec difficulté  dans son compartiment " sac de couchage ".  Je me retiens alors d'émettre une objection même si je suis légèrement choquée par cette incompatibilité.

C'est bon, tout est rangé, tout est prêt, je fais un rapide tour d'horizon pour voir si on a rien oublié. Je pique au passage un rouleau de PQ que je mets dans mon sac à main car il s'agit d'une denhrée rare en Argentine. Je regarde sous le lit. Parfait ! Je m'y assois pour enfiler mon fardeaux, Thomas m'aide un peu, comme à chaque fois, car j'ai la fâcheuse tendance à basculer en arrière lors de ce moment délicat. A son tour Thomas enfile son sac avec, je dois l'avouer, plus de classe et de dynamisme.

Nous voilà prêts ! Youpi !

Enfin presque car c'est en me dirigeant vers la sortie que je m'apperçoit que je suis pieds nus !

Par caro et tom - Publié dans : Les malheurs de Caro...
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Samedi 30 décembre 2006

réveil : 7heures.
cause : chaleur étouffante, bruits de la ville et mari qui ronfle.
conséquences : Cernes, visage bouffi, agassement.


       Direction la salle de bain, regard furtif dans la glace, et pour cause, puis pipi, je tire la chasse d'eau mais j'oublie de faire un bond d'un mètre en arrière et mes pieds sont arrosés de pisse  grâce à une petite grille judicieusement installée au sol qui recrache le trop plein.
Vite une douche ! je m'y installe en prenant soin de pousser le rideau de douche parsemé de taches suspectes...
L'eau est glaciale, j'actionne le robinet d'eau chaude et m'ébouillante le visage. Donc pas le temps de me détendre sous cette douche écossaise, je m'active, je sort et cherche à tatons ma serviette car dans cette tourmente je me suis mis du shampooing dans les yeux. Ca y est, je l'ai ! Et j'ai la joie de me rendre compte qu'elle est humide car mon cher époux l'a roulée en boule hier soir.


Me voilà devant le lavabo à tenter de démèler mes cheveux avec cette brosse repliable, petit format, "super pratique pour les voyages " mais qui au lieu de faire ce qu'on lui demande me casse les cheveux un à un. Où sont mes soins pour cheveux fins et fragiles et ma belle brosse en poils de sanglier ?
Réponse : à Brest car bien trop encombrant pour une routarde de mon envergure.
Tant pis, je les attache et avec de la chance dans sept mois j'aurais des dreads !


Ensuite, je prend mon courage à deux mains et m'inspecte avec plus d'attention dans la glace. Je remarque qu'il serait de bonne augure de m'épiler quelques poils de sourcils rebelles.
Problème : j'ai oublié ma pince à épiler dans mon pays natal. J'ai bien essayé d'en acheter une hier dans une " farmacia " mais elle se trouvait derrière la caisse et les rédacteurs de " parler l'espagnol en voyage " n'ont pas jugé bon d'y glisser la traduction de pince à épiler.
Pas grave, laissons mes poils s'émanciper, de toute facon il en ira de même pour mes jambes dans quelques jours, trois semaines exactement si j'en crois mon estéticienne Brestoise. Peut-etre les gens finiront-ils par me parler en Allemand ou en Portugais et ainsi je les comprendrais un peu mieux.
Arretons là et allons s'habiller.
Ici le choix de ma tenue est aisé car ma garde-robe se résume à trois pantalons, à deux tee-shirt et deux gilets.
J'opte pour le pantalon vert et le tee-shirt rouge, c'est tendance.
Sous- vetements : si j'essayais les nouvelles culottes que j'ai achetées pour partir. Culottes en coton blanches qui tiennent bien le ventre jusqu'au nombril ( je suis pas ici pour faire dans le sexy vous l'aurez facilement compris).
Mais ici encore problème et de taille : la culotte est tellement grande qu'ellle peut me servir de soutient gorge. Je regarde l'étiquette . taille 5/6. Je comprends mieux. Il va falloir que j'en achète de nouvelles et là bonheur c'est dans le dico
culotte = bragas.
Fantastique.


Maintenant je me serais bien maquillée un peu mais je n'ai pas de lotion démaquillante pour les yeux et encore moins de disque de coton double face, et enlever mon mascara avec du savon très peu pour moi et trop agressif pour la peau sensible de mes paupières.
Tant pis, j'opte pour le naturel.
Me voilà prête...

Par caro et tom - Publié dans : Les malheurs de Caro...
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Mardi 26 décembre 2006

Pour 6 personnes :

Ingrédients:


Pour la pâte :
- farine : 500 gr
- eau : 20 cl
- huile d'olive : 10 cl
- sel : 2 pincées
Pour la farce :
- viande de boeuf hachée : 125 gr
- chair à saucisses : 125 gr
- tomate : 4 
- olive verte dénoyautée : 100 gr
- oignon : 2 
- raisins secs : 2 c. à soupe
- jaune d'oeuf : 1 
- huile d'olive : 2 c. à soupe

Préparation:


Pâte : creusez un puits dans la farine et versez-y l'huile d'olive, l'eau et 2 pincées de sel.
Travaillez la pâte jusqu'à ce qu'elle soit homogène.
Laissez la reposer 45 min sous un linge.
Préchauffez le four à 180°C

Farce : faites bouillir les tomates pendant 2 min, pelez-les et hachez-les.
Pelez et hachez finement les oignons et faites-les revenir dans l'huile dans une sauteuse.
Ajoutez les viandes hachées, faites cuire 5 min et ajoutez les morceaux de tomates ainsi que les olives et les raisins.
Faites à nouveau cuire 5 min.
Etalez la pâte et découpez des carrés de 10 cm de coté.
Placez de la farce sur chacun de ces carrés, puis humidifiez les bords avec de l'eau et collez en les côtés en triangle.
Passez au pinceau le jaune d'oeuf battu, placez sur une plaque recouverte de papier sulfurisé et enfournez pour 30 min.
Servir tièdes ou chauds.

Miantenant vous connaissez le secret, ä vos fourneaux et régalez-vous !

Par caro et tom - Publié dans : Recettes du bout du monde
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Lundi 25 décembre 2006

Il est cinq heures du mat' et nous dormons profondément, étendus sur notre lit "king size", entre les murs de notre crèche de noël quatre étoiles. Dans un semi-coma vaporeux, nous percevons tout à coup que quelqu'un est en train de frapper à notre porte. Retour sur terre, mais qu'est-ce que ça peut bien être à une heure pareille. Je m'en vais ouvrir la porte, et là stupecfaction ! Derrière se trouvent trois personnes qui semblent faire partie de ces films d'action américains. Deux d'entre elles sont complètement vêtues de noir, encagoulées, casquées, lampe frontale, gilet par-balles et mitraillette au poing. La troisième un peu moins déguisée ne porte qu'un gilet par balle noir où il est inscrit : polizia.

Imaginez la scène, les types du GIGN local et moi en caleçon, en train de me demander si je suis en train de rêver ; maintenant ça fait rire mais sur le moment ça laisse perplexe. Le type me présente sa plaque d'inspecteur et m'explique en anglais qu'ils sont à la recherche d'une bande de malfaiteurs qui s'est introduite dans l'hôtel et qu'ils fouillent les chambres une à une pour mettre la main dessus. Bon courage, il y a dix étages.

Avant d'ouvrir la porte je lance juste un "tu vas halluciner" à Caro qui m'interroge du regard.

Le comando entre donc et met en joue une à une les portes des placards avant de les ouvrir brusquement. RAS. Ils finissent par nous quitter après un bref interrogatoire (bruit suspect, appels téléphoniques,...) en nous souhaitant un joyeux  Noël.

Nous avons quitté l'hôtel ce matin sans savoir si les gendarmes ont attrapés les voleurs et nous sommes partis nous installer dans une pension couleur locale où il n'y a rien à voler. Noël aura une fois de plus été inoubliable.

Par caro et tom - Publié dans : Argentine
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Samedi 23 décembre 2006

Joyeux noël à tous !

Pour nous ce sera hôtel de luxe à Cordoba, piscine, sauna, solarium...

Grosses Bises !

Par caro et tom - Publié dans : Argentine
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