Les belles choses ont un prix. Les événements de la nuit dernière n'étaient pas soldés, aussi avant de passer à la partie spectacle, voici comment nous avons deboursé.
Nous sommes partis de Mendoza vers 16h en compagnie de Sonia et Manu, direction la province vinicole de Maipu. Trajet estimé à 40min jusqu'au camping. Au final, après des erreurs de bus, des indications erronées, de la marche, du stop à quatre dans la bène d'un pick-up et quelques kilomètres en taxi, nous arrivions dans un nouveau camping, le premier nous ayant refusé l'entrée car il ne prenait que les groupes. Il était environ 21h lorsque nous plantâmes nos tentes. " Il ne peut plus rien nous arriver d'affreux maintenant ".
Et moi de jouer les Cassandre : " si ! On pourrait renverser les pâtes et se ramasser de la pluie ". Croyez le si vous le voulez mais mes predictions s'avèrèrent exactes. Dans l'heure qui suivit, Sonia commença par laisser glisser les pâtes après une erreur technique lors de l'égouttage. Nous riions à pleines dents devant le sort qui continuait à s'acharner. Peu après, Manu nous interpella d'un ton péremptoire : " venez voir un peu ce qui se pointe sur nous ! ".
A quelques encablures de là, s'était formée la plus menaçante, la plus volumineuse et la plus dense masse nuageuse que nous n'ayions jamais vue. Une similitude certaine avec les images des phénomènes climatiques dévastateurs que l'on peut parfois voir dans les émissions d'Arte.
Quelques gouttes se sont faites sentir au début du repas (pâtes aux fines herbes), et rapidement la pluie se mit à redoubler et le vent à hurler. Nous nous réfugiâmes dans notre tente lorsque les premiers grêlons firent leur apparition. En l'espace de quelques secondes, nous voilà sous un vent de force 7 et sous un pluie de glace dont les plus gros specimens avaient la taille de balles de ping-pong!!!
Nous attendîmes une heure durant, en maintenant la toile de la tente avec nos pieds qui devenaient douloureux à force de recevoir ces projectiles en pleine vitesse. Pour ceux qui se sont déjà essayé au paint ball, celà ressemblait au contact d'une bille reçue à bout portant. Une demi-heure dehors sous ce temps, et il était fort à parier que vos chances de revoir le soleil furent minces.
Pendant que les éléments se déchainaient, et que nous priions pour que la toile ne soit pas transpercée, Sonia et Manu lancèrent subitement un cri d'effroi.
Nous, apeurés :
-Qu'est-ce qui se passe ?
-Y a un mec qui vient de tomber sur la tente !
Le stress était à son comble d'autant que nous étions seuls dans tout le camping.
En fait, il s'agissait d'un chien qui cherchait à s'abriter et qui se faufila finalement entre les deux paroies de la tente.
Après une heure et un relatif retour au calme, nous partîmes nous abriter dans les toilettes attendant une prochaine averse qui ne vînt pas.
A environ 10km de là, et pendant toute la nuit, se déroula la plus belle danse à laquelle nous ayons assistée depuis notre arrivée. Dans une atmosphère étouffée et lourde, des éclairs n'ont cessé de lézarder le ciel. Le bruit de la foudre était étrangement sourd, comme des détonations profondes, brèves et distinctes. Pendant les heures durant lesquelles nous fûmes éveillés, nous avons recensé en moyenne une détonation toute les 5 secondes. La fatigue ayant fini par reprendre ses droits, nous nous endormîmes sous le feu d'artifice.
Au reveil nous n'en revenions toujours pas. Nous repartîmes sous un ciel limpide et bleu, visiter une bodega et se laisser aller à quelques larmes de vin après ce grand chagrin de pluie.
Nous repartons demain vers Cordoba, à 10 heures à l'est, où nous comptons passer les fêtes bien à l'abri dans un hôtel classieux pour que notre noël loin de vous conserve sa saveur épicée et magique.
A bientôt.
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On the road again. Nous avons quitté Bariloche en compagnie de français ( ils sont partout ! ) et après notre dose hebdomadaire de trajet en car entre plaine et montagnes, nous sommes arrivés à Mendoza. C'est une ville de 773000 habitants où il fait bon lézarder aux terrasses des cafés, à l'ombre des sycomores géants qui ponctuent les trottoirs. Le mercure gravite autour des 35 degrès, une donnée qui inclue un temps d'inactivité obligatoire lorsque le soleil est au plus haut.
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Pingouins, phoques, otaries, baleines, la péninsule de Valdès rassemble une foule d'animaux plus étonnants les uns que les autres.
Salut à tous!

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