Présentation

Images aléatoires

  • nord-du-chili-006.jpg
  • bali.-peninsule-de-bukit--sanur-002.jpg
  • Buenos Aires
  • Bolivie
  • chili-iquique-et-la-serena-004.jpg

Publicité

Jeudi 21 décembre 2006

Les belles choses ont un prix. Les événements de la nuit dernière n'étaient pas soldés, aussi avant de passer à la partie spectacle, voici comment nous avons deboursé.
Nous sommes partis de Mendoza vers 16h en compagnie de Sonia et Manu, direction la province vinicole de Maipu. Trajet estimé à 40min jusqu'au camping. Au final, après des erreurs de bus, des indications erronées, de la marche, du stop à quatre dans la bène d'un pick-up et quelques kilomètres en taxi, nous  arrivions dans un nouveau camping, le premier nous ayant refusé l'entrée car il ne prenait que les groupes. Il était environ 21h lorsque nous plantâmes nos tentes. " Il ne peut plus rien nous arriver d'affreux maintenant ".
Et moi de jouer les Cassandre : " si ! On pourrait renverser les pâtes et se ramasser de la pluie ". Croyez le si vous le voulez mais mes predictions s'avèrèrent exactes. Dans l'heure qui suivit, Sonia commença par laisser glisser les pâtes après une erreur technique lors de l'égouttage. Nous riions à pleines dents devant le sort qui continuait à s'acharner. Peu après, Manu nous  interpella d'un ton péremptoire : " venez voir un peu ce qui se pointe sur nous ! ".
A quelques encablures de là, s'était formée la plus menaçante, la plus volumineuse et la plus dense masse nuageuse que nous n'ayions jamais vue. Une similitude certaine avec les images des phénomènes climatiques dévastateurs que l'on peut parfois voir dans les émissions d'Arte.
Quelques gouttes se sont faites sentir au début du repas (pâtes aux fines herbes), et rapidement la pluie se mit à redoubler et le vent à hurler. Nous nous réfugiâmes dans notre tente lorsque les premiers grêlons firent leur apparition. En l'espace de quelques secondes, nous voilà sous un vent de force 7 et sous un pluie de glace dont les plus gros specimens avaient la taille de balles de ping-pong!!!
Nous attendîmes une heure durant, en maintenant la toile de la tente avec nos pieds qui devenaient douloureux à force de recevoir ces projectiles en pleine vitesse. Pour ceux qui se sont déjà essayé au paint ball, celà ressemblait au contact d'une bille reçue à bout portant. Une demi-heure dehors sous ce temps, et il était fort à parier que vos chances de revoir le soleil furent minces.
Pendant que les éléments se déchainaient, et que nous priions pour que la toile ne soit pas transpercée, Sonia et Manu lancèrent subitement un cri d'effroi.

 Nous, apeurés :
-Qu'est-ce qui se passe ?
-Y a un mec qui vient de tomber sur la tente !
Le stress était à son comble d'autant que nous étions seuls dans tout le camping.
En fait, il s'agissait d'un chien qui cherchait à s'abriter et qui se faufila finalement entre les deux paroies de la tente.
Après une heure et un relatif retour au calme, nous partîmes nous abriter dans les toilettes attendant une prochaine averse qui ne vînt pas.
A environ 10km de là, et pendant toute la nuit, se déroula la plus belle danse à laquelle nous ayons assistée depuis notre arrivée. Dans une atmosphère étouffée et lourde, des éclairs n'ont cessé de lézarder le ciel. Le bruit de la foudre était étrangement sourd, comme des détonations profondes, brèves et distinctes. Pendant les heures durant lesquelles nous fûmes éveillés, nous avons recensé en moyenne une détonation toute les 5 secondes. La fatigue ayant fini par reprendre ses droits, nous nous endormîmes sous le feu d'artifice.
Au reveil nous n'en revenions toujours pas. Nous  repartîmes sous un ciel limpide et bleu, visiter une bodega et se laisser aller à quelques larmes de vin après ce grand chagrin de pluie.

Nous repartons demain vers Cordoba, à 10 heures à l'est, où nous comptons passer les fêtes bien à l'abri dans un hôtel classieux pour que notre noël loin de vous conserve sa saveur épicée et magique.

A bientôt.

Par caro et tom - Publié dans : Argentine
Ecrire un commentaire - Voir les commentaires - Recommander
Lundi 18 décembre 2006

On the road again. Nous avons quitté Bariloche en compagnie de français ( ils sont partout ! ) et après notre dose hebdomadaire de trajet en car entre plaine et montagnes, nous sommes arrivés à Mendoza. C'est une ville de 773000 habitants où il fait bon lézarder aux terrasses des cafés, à l'ombre des sycomores géants qui ponctuent les trottoirs. Le mercure gravite autour des 35 degrès, une donnée qui inclue un temps d'inactivité obligatoire lorsque le soleil est au plus haut.

En arrivant à l'auberge de jeunesse, nous avons immédiatement retrouvé nos capacités à ne rien faire. L'auberge Winckas est heureuse de mettre à votre disposition un jardin avec piscine, terrasse ombragée, des salles de bains spacieuses, bar, resto et accueil très conviviale pour la modique somme de 27 pesos (8 euros).

Mendoza est aussi la capitale vinicole de l'Argentine et gère 70% de la production du pays. Les agences de tourisme qui proposent excursions pour la route des vins sont légion. Au programme, visite des vignobles et dégustation dans les bodegas. Nous retrouvons Sonia et Manu ( tour du mondistes) cette après midi et envisageons de parcourir  demain la province de Maipu en vélo en quête de la meilleure cuvée. On vous tient au courant si on trouve la perle rare...

Par caro et tom - Publié dans : Argentine
Ecrire un commentaire - Voir les 3 commentaires - Recommander
Jeudi 14 décembre 2006

Nouvelle étape, nouvelle aventure.

Bariloche est une ville qui siège dans la région díte des lacs. C'est la plus populaire station de ski d'Argentine mais à cette époque neige et verdure jouent au gagne terrain. A proximité d'un parc naturel, avec camping, mercado, resto et tout le toutim (dixit office du tourisme). Nous décidons donc d'investir dans une tente et de nous lancer dans un trip marche et fesses en béton armé.

Etape 1- Le car

Suite à une petite erreur , nous remplacons les deux kilomètres à pied jusqu'au camping par dix kilomètres en montagne,  parcourus en 5 heures, avec au programme soleil de plomb, vent à décorner le lamas ( !?) sacs à dos overdosés.

Arrivée au camping à 19 heures, pas mercado, pas resto, pas tout le toutim'.

Néanmoins, marche+soleil+poids = arrassement

 Etape 2 - Dodo

Engageons une bataille avec le sommeil sur matelas bon marché. Sensations de contact avec le sol : 6 omoplates, 3 coxis.

Etape 3 - Eclore

Réveil venté, encéphalogramme embrumé, petit dèj nuageux, moral ensoleillé.

Le type du camping nous prëte un vélo pour un aller-retour au shop du coin. 5 kilomètres, mollets de plus en plus fermes mais facturas ( viennoiseries ) et dulche de leche ( confiture de lait ) en récompense. Temps en nette amélioration.

Etape 4 - Crapahutage

Dans la journée, rando, cascade, plongeons dans lac gelé, amoindrissement testiculaire. La montagne ca vous gagne.

Etape 5 - Manger c'est gagner

Ce soir pizza et rando " tambien " pour rentrer au camping.

A priori, demain on essaye de retrouver un couple de brestois au nord de Bariloche.

Grosse bise à tous.

 

 

Par caro et tom - Publié dans : Argentine
Ecrire un commentaire - Voir les 2 commentaires - Recommander
Vendredi 8 décembre 2006

Depuis les années 50, l'économie argentine est en pleine expansion. La privatisation touche la majorité des entreprises et la corruption qui règne permet à grand nombre d'entrepreneurs de se remplir les poches. Lorsque la crise éclate en 2001, l'Argentine se reveille comateuse et ralentie, et le gel des salaires entraîne rapidement une révolte violente de la population.

Le réseau ferroviaire autrefois efficace tombe dans la décrépitude par manque de personnel et impossibilité de financer l'entretien des lignes. Petit à petit, le car devient le mode de transport le plus fiable et le plus économique. Il est aujourd'hui aux classes populaires ce que la caravane est aux Gipsy King.

Le car en Argentine c'est deux étages d'un confort modeste, de la musique new wave des années 80, et un réseau qui n'hésite pas à emprunter des routes que même bip-bip et le coyote refuseraient comme terrain de jeux. De petites télévisions viennent ponctuer les rangées de sièges et retransmettent des films désuets au son genre TSF et images parkinsoniennes. Pour faire passer le temps, un des chauffeurs vient, déguisé en Monsieur Loyal, animer le Bingo du trajet ( loto local ). Le grand prix pour tous les bons numéros : une bouleille de vino blanco seconde catégorie.

C'est kitsch à souhait, ça prête à sourir au début et à vraiment se marrer ensuite.

Et puis la nuit tombe, on s'enrobe de nos sacs de couchage sur nos sièges " semi-cama, semi-mal de dos ", et on attend patiemment que les nouveaux nés effrayés par la BO de Dirty Dancing finissent par arrêter de pleurer.

Au final et pour tout le monde, la fatigue prend le dessus, de toute façon on arrive dans 15 heures !

Par caro et tom - Publié dans : Argentine
Ecrire un commentaire - Voir les 5 commentaires - Recommander
Mercredi 6 décembre 2006

C'est le chapitre premier d'un bouquin d'Ellroy, et c'est aussi la rivalité qui se joue au sud de la Patagonie.

La petite ville de El Calafate se situe à deux pas de la Terre de Feu, à 4 heures d'Ushuaïa. I l n'y fait pas trop froid à cette période de l'année, même si les sommets enneigés s'éparpillent alentours et que les forts vents carressent les glaciers avant de venir lècher nos os.

Me Glace et Mr Feu (le soleil) se donnent la main pour déterminer couleur, densité et amosphère des lieux. Les glaciers avancent, dictant aux lacs leurs contours du jour, ils grondent, craquent et se fissurent sous la pression du temps et de la masse.

Le Perito Moreno est l'un d'entre eux. C'est le plus mouvant et le plus accèssible au monde. 74 km de long, une façade de plus de 60 m qui vient se jetter dans le Lago Argentina au terme d'une course de plusieurs siècles pendant lesquels la couleur bleue s'est déclinée de milles manières. Des pans de plusieurs tonnes s'effondrent régulièrement, créant sur l'eau une mosaïque d'icebergs qui partent lentement à la dérive, se libèrant d'années d'aglutination et de concassage. Autant de bouteilles à la mer qui ont chacune une forme propre, une histoire, un message.

Le souffle des glaciers est immense, profond, un mugissement terrestre qui nous parvient, brut et presque effrayant. On s'y sent tout petit.

De son côté Mr feu joue à cache-cache, laissant au vent l'opportunité de le feutrer de nuages granitiques. Pas une minute qui ne ressemble à une autre.

C'est un endroit rare où la nature n'a jamais quitté son droit, celui de suivre son instinct sans avoir à se plier à la volonté d'un autre.

Par caro et tom - Publié dans : Argentine
Ecrire un commentaire - Voir les 1 commentaires - Recommander
Jeudi 30 novembre 2006

Pingouins, phoques, otaries, baleines, la péninsule de Valdès rassemble une foule d'animaux plus étonnants les uns que les autres.

Hier matin, nous voilà arnachés de nos gilets de sauvetage, bien installés à bord d'un zodiac de plus de quinze mètres quand le sort décide de se retourner contre nous. A dix mètres du bord, le moteur du bâteau nous lâche. Retour au bercaille en compagnie d'une vingtaine d'étrangers maudissant cette matinée pourtant douce et ensoleillée.

Tout en râlant, les oreilles à l'affût, nous repèrons un couple d'espagnols qui parle d'aller faire le tour de la péninsule en voiture. Immédiatement nous nous proposons de les accompagner, d'autant que les cars sont payants et qu'il n'est pas la peine d'espèrer pouvoir le faire à pieds, 100 km par 40 degrès ca vous refroidit !
Nous voilà donc partis pour la journée à la rencontre des pingouins et des éléphants de mer de la Punta Norte. Un spectacle merveilleux, on en prend plein les yeux, à vous d'en juger par les photos...

Aujourd'hui, le bâteau accepte de démarrer et nous voilà partis pour deux heures à silloner le Golfo Nuevo, les yeux rivés sur une mer turquoise, à guetter le moindre remouds. Il n'aura pas fallu attendre très longtemps pour voir une baleine et son petit passer sous notre embarcation. La tête d'un côté, la queue de l'autre, l'animal faisait  près de quinze mètres. Pendant deux heures, c'est une fascinante danse aquatique à laquelle se livrent ces mamifères surdimensionnés.

Ce soir nous dormons à la belle étoile sur une pointe près de laquelle les baleines semblent  avoir élu domicile. Deux autres français nous accompagnent et nous espérons nous endormir  bercés par les expirations prodigieuses de ces monstres marins.

Par caro et tom - Publié dans : Argentine
Ecrire un commentaire - Voir les 5 commentaires - Recommander
Jeudi 30 novembre 2006

Argentine, Patagonie, péninsule de Valdès, Puerto Piramidès, backpakers.

Le dortoir, c'est le foutoir d'une chambre d'étudiant ou plutôt le foutoir d'une chambre pour 12 étudiants. Le soir, après la douche salvatrice, les eaux de toilette de tous les pays se mêlent formant un brouhaha de senteurs nauséabond. Ca cause anglosaxon à qui veut bien l'entendre, ça déconne entre partage et délimitation d'un territoire "privé". Les lits superposés sont inquiètants de fragilité et on prie pour que cette armoire à glace d'australien qui dort au-dessus se soit freiné sur les frites servies au dîner. D'autant qu'à entendre ce ténor de la ronflette, on peut supposer qu'il ne s'éveillera pas nécessairement après sa descente un étage plus bas. Alors on relativise, tant que ça grince, c'est que ça tient.

Les locataires de la chambre commune se déclinent en allant du néophyte du sac à dos qui à peine arrivé s'inquiète de savoir comment s'organisent les tours de vaisselle, au bourlingueur à qui on ne la fait pas parce qu'il vient chaque année et depuis 10 ans, même qu'il a gravé en 97 son nom sur la porte des chiottes et que si tu le crois pas et ben t'as qu'a aller voir par toi même.

Heureusement, un dortoir c'est aussi très jovial, c'est deux potes pour le prix d'un parce que quand tu passes l'après midi en mer à observer les baleines, la bonne humeur est de rigueur.

"En fait on dort où demain?"

Par caro et tom - Publié dans : Argentine
Ecrire un commentaire - Voir les 1 commentaires - Recommander
Lundi 27 novembre 2006

Salut à tous!

Nous avons quitté Buenos Aires hier midi, 20 heures de car le long de la route considérée comme la plus morne d'Argentine. Paysages désolés, stations services tous les 200 km, on se croirait dans un road movie tarantinesque. Nous voilà donc dans la ville de Puerto Madryn à 1300 km au sud de la capitale. Puerto Madryn est une ville portuaire, comme son nom l'indique, mais c'est surtout la porte d'entrée pour se rendre sur la péninsule de Valdès où les orques, baleines franches et autres lions de mer ont élu domicile jusqu'à la fin du mois de décembre.

Demain nous reprenons le car pendant une heure et demi (un jeu d'enfant!) pour nous rendre à Puerto Piramidès, petit village du golfe de Puerto Nuevo, à une poignée de sable des premières colonies de globicéphales.

Nous sommes installés pour la nuit dans une sympathique auberge de jeunesse avec Stephen, un suisse avec qui nous avons fait le trajet en car. Pour aujourd'hui le programme se limitera à une visite de la ville, du musée océanographique et d'un petit bain de mer que nous espèrons salvateur après la fatigue accumulée depuis notre arrivée en Argentine.

Le temps est toujours au beau fixe mais un vent frais slalomme dans les ruelles provoquant des tourbillons de poussière semblables à ceux des westerns spaguettis.

La suite dans le prochain épisode...

Par caro et tom - Publié dans : Argentine
Ecrire un commentaire - Voir les 5 commentaires - Recommander
Jeudi 23 novembre 2006

Hola!

Après de longues heures passées à planer au dessus de l´Atlantique et des espaces d'Amérique Latine, nous voici enfin de retour sur la terre ferme, ou plutòt sur l'asphalte chaud. Derrière nous la Bretagne fait grise mine, devant nous l'Argentine met le thermostat sur 30 degrès.

Après s'etre posés à l'hotel, changés, douchés, réparés, nous décidons d'errer dans les larges rues de la capitale Argentine. Un plan de la ville pourrait servir comme "jeu de morpion" géant tant les rues sont rectilignes et leurs croisements irrémédiablement perpendiculaires. C'est assez simple de s'y repèrer en somme.

D'un quartier à l'autre, la ville et ses habitants changent de visages. Beaucoup de villes connaissent `le phénomène Poissy-Pigale-Montparnasse, mais ici une simple rue à traverser suffit pour changer d'époque. Les buildings en verre de Retiro font la fierté de ce quartier des affaires qui pourrait passer pour un Manathan couleur café. Descendez vers le port  où l'embouchure du fleuve Rio de la Plata draine une eau venue tout droit de la jungle, chargée d'une terre ocre et limoneuse. Remonter enfin avenue de la Independencìa qui traverse le quartier de San Telmo où les anciennes resplendissantes batisses colonniales ont laissé au temps le soin de flètrir leurs ossatures fragiles. Architecture magnifique mais murs décrèpis et peinture lèpreuse.

 

Les habitants de ces quartiers sont à l'image de leur environnement, pendant que les types de Retiro se suicident en sautant du haut de leur égo, les gamins de San Telmo fouillent dans les poubelles à la recherche  de plastique dont il tireront quelques pesos le kilo. Néanmoins, dans l'ensemble les gens sourient, chacun avance sans ce retourner,  vers des jours meilleurs. On sent que l'on est pas du genre à s'apitoyer par ici.

Voilà ce que l'on peut voir et sentir en une journée à Buenos Aires, ville monde, polluée, bruyante, parfois irrespirable mais aussi vivante, fascinante, belle et tragique, comme un tango rescapé du passé, en route pour l'avenir, mais surtout à savourer maintenant.

Par caro et tom - Publié dans : Argentine
Ecrire un commentaire - Voir les 1 commentaires - Recommander
Mardi 21 novembre 2006

Salut tout le monde !

Nous sommes bien arrivés á Santiago aprés un vol de nuit et un réveil au lever du soleil sur la cordillére des andes. On part pour Buenos Aires dans deux heures environ. Tout va bien, on vous embrasse et á bientot.

Tom et Caro

Par caro et tom - Publié dans : Argentine
Ecrire un commentaire - Voir les 3 commentaires - Recommander
Créer un blog sur over-blog.com - Contact - C.G.U. - Rémunération en droits d'auteur - Signaler un abus