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Chili

Lundi 19 février 2007

Loin des tempêtes qui tentent en vain de déraciner la Bretagne, à quelques milliers de kilomètres des orages médiatiques et à d'infinies encablures des grues du port-co, la ville d'Arica se love entre l'étreinte du désert et de l'océan pacifique. C'est un petit coin de paradis invivable lorsque le soleil joue la vedette dans l'après-midi.
A chaque jour suffit sa joie et en voilà 4 que nous ne sommes pas prêts d'oublier.
Les balades dans les rues piétonnes de cette ville où il ne pleut jamais ont quelque chose de léger, les heures de plage misent bout à bout ont laissé nos peaux rougir de plaisir avant de les faire chanter couleur café. Les vagues sont au rendez-vous et l'acquisition d'une planche de surf laisse présager les heures à se laisser glisser.


Arica a de nombreuses cartes à jouer et l'une d'elle est sans conteste son grand port de pêche où des milliers de pélicans viennent se disputer les restes de poissons avec les lions de mer et les otaries.


Nous avons tenté d'approcher deux de ces monstres marins qui se prélassaient au soleil, mais arrivés à trois mètres de distance, le mâle nous a lancé un grognement bariton en nous dévoilant des crocs suffisamment impressionnants pour que nous comprenions qu'en cas d'attaque il ne ferait pas de travail minutieux. Tant pis pour la caresse.


Juste à côté les becs des pélicans variaient entre le fleuret et l'haveneau suivant le volume de leur déjeuner. Drôle de piafs.


Une petite balade en bateau nous mène le long des quais où des crabes adeptes de varappe escaladent les parois verticales. En plus des pélicans, quantité d'oiseaux de toutes sortes se regroupent sur les embarcations et leurs bouées. Criez un bon coup et tout ce petit monde prend les airs, à se croire dans un film d'hitchcock.


Petite note culturelle pour briller en socièté : la Bolivie n'ayant pas d'accès à la mer paye le Chili pour se pourvoir d'une zone portuaire où transitent d'énormes cargos, méthaniers et autres culs d'acier, et c'est Arica qui prête ses pontons pour le plus grand bohneur des pélicans et des adeptes de l'import-export.
 
Mercredi prochain, nous reprenons la route vers le sud  pour Iquique. Nous espèrons que ces lignes feront sourire ou rêver quelques-uns, et peut-être donneront des idées à quelques autres...
 

Par Caroline et thomas
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Lundi 26 février 2007

Sur l'autoroute des vacances, c'était sans doute un jour de chance, ils avaient le coeur à portée de la main, et aussi une bouteille de flotte parce que 4 heures de route par 40 degrès ça déssèche les muqueuses. On dirait le sud mais en fait c'est assez au nord.

La ville d'Iquique, c'est Arica avec plus de sable et de mer, des pélicans aussi, des gens tambien, mais pas contre une bérézina niveau lions de mer. Pas l'ombre d'un globicéphale, mais avec qui Caro va t-elle bien pouvoir faire causette ?

On a tenté les locaux mais ils parlent espagnol et plus difficile d'apprendre une nouvelle langue que de retourner aux sources néandertaliennes où les cris rauques suffisaient à éclairer la pensée de l'époque. Au moins avec les phoques on jouait dans la même cours, illetrés et ex-lettrés finissent toujours pas s'entendre.

Même dans notre couple on avait pris le pli, une onomatopée entre deux grognements et tout était dit. Le retour à la civilisation n'est donc pas une mince affaire. Un coup de chance que la tenancière de notre hôtel frise les 80 ans, au moins avec elle la réservation n'avait pas été compliquée.

Là vous me dites, " mais ce texte est rédigé en parfait français nom d'une pipe en bois du Japon ! Fichtre, diantre, parbleu, se paierait-il notre tête ? "

Hé bien non car apprenez mon bon monsieur que tout rédacteur vit au dépend de celui qui le lit, cette leçon vaut bien un effort sans doute.

Et puis faut dire qu'on a de l'audience et qu'un article en rrrrrrrrr risquerait de faire plafonner le nombre de nos visiteurs à 3 ou 4, c'est à sire aux QI de nos amis les lourdauds à moustache ( les lions de mer, pas les gendarmes ).

Nous quittons Iquique dans deux heures pour la Serena, 19 h de bus vers le sud, et oui encore.

D'après ce que l'on a pu voir à la téloche, ça a l'air d'une cité balnéaire pleine de mecs et de nanas en maillots qui dansent sur de la techno en espèrant que la caméra se pose enfin sur eux pour montrer au monde entier à quel point ils sont bien gaulés. Nul doute que nous pourrons continuer à mugir au milieu de cette bande d'abrutis, illettrés contre ex-lettrés on fini toujours par s'entendre.

Gabuzomeuu à tous et à debacheuthree...

Par Caroline et thomas
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Mercredi 7 mars 2007

Depuis La Serena où nous avons passés quelques jours pacifiques près de l'océan, nous avons gagné la ville de Valparaiso, muse de nombreux artistes et écrivains.

C'est un endroit incroyable où les maisons multicolores s'emboîtent les unes aux autres, où du haut de la colline jusqu'au port dévalent des structures biscornues érigées le long des ruelles étroites. De loin, l'image d'un rubicube dépareillé conviendrait à peu prêt.

Une balade jusqu'à la magnifique Sébastiana, bâtisse dans laquelle vivait Pablo Neruda,  des concerts dans les troquets où s'amassaient il y a quelques années encore la foule des marins et des chasseurs de baleines, l'économie de quelques pas ascensionnels grâce aux funiculaires vieux de 100 ans qui gravissent les falaises escarpées, le regard à travers ces milliers de fenêtres tournées vers la mer où les immenses culs métalliques des cargos et porte-containers essaient de trouver leur place, les murs des rues constellés des peintures et graphes qui font de Valparaison une toile vivante de poésie urbaine et enfin nos adieux à l'Amérique Latine.

Aujourd'hui c'est notre dernier jour alors on range les affaires, on claque des bises aux routards en se disant que l'on se reverra peut-être, qui sait, on savoure les derniers mots des mamas chiliennes qui gueulent sur leurs fistons dans un espagnol que nous saisissons désormais.

Nous décollerons demain de Santiago, souvenirs en poche, un dico d'anglais sur les genoux, désirant dans notre intérêt sympathiser avec les All-blacks.

Merci à tous pour l'attention que vous nous portez, on a souvent le sentiment d'être plusieurs dans l'aventure alors faîtes vos bagages et bon vol à tous, le voyage continue !

Par Caroline et thomas
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Jeudi 8 mars 2007

Dans la famille " le Chili s'était ", je demande :

Une mini tornade, une balade en bateau, la découverte des pélicans, une mini secousse tellurique, un kilomètre de pente lisse parcouru en surf, une conversation engagée avec les lions de mer, quelques heures de conduite, un mac-do ( la honte ), quelques ascensions dans les funiculaires de Valparaiso, premières gouttes de pluie depuis un mois, la traversée du désert en car, les premiers refus des chauffeurs de taxi de nous prendre avec notre chargement, un dernier coup de vernis sur notre espagnol, l'apprentissage des paroles du " Partisan " de Léonard Cohen, des rencontres en veux-tu en voilà, les derniers moments à écouter de la Cumbia ( enfin espèrons le ), l'achat d'un parasol, nos pompes de marche de plus en plus nauséabondes ( surtout celles de Tom il faut le préciser ), et enfin quelques couchers de soleil romantiques, les cheveux au vent virevoltant sous le ciel constellé tel un tapis de lumière enveloppant nos corps fatigués de sagesse et suintant la crème solaire.

 

Hasta luego todos, vamos en Nueva-Zélanda por dos semeña y esperamos mucho suerte por usted.

Mucho besos chicos ! 

Par Caroline et thomas
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