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Indonesie Bali

Mercredi 4 avril 2007
" Nous arrivons a Bali, heure locale 22h20,  la temperature exterieure est de 27 degres, nous esperons que vous avez passe un agreable vol et vous revoir bientot sur notre compagnie ".

Il a plut dans la journee et une chaleur humide nous enveloppe des notre sortie de l'aeroport. Nous embarquons surf, guitare et nos trois sacs a dos dans un taxi direction Kuta sur la cote ouest.



Pas une seconde sans le son des klaxons et le vrombissement des scooters qui envahissent les rues.

Nous degottons un hotel apres un quart d'heure d'une marche suffocante et passons deux jours a Kuta, veritable fourmiliere humaine ou le touriste est roi mais aussi esclave des alpagages incessants de vendeurs en tout genre.

Apres un petit bain dans un ocean Indien a 27 degres qui n'a pas l'effet rafraichissant escompte, nous plions bagages vers le sud pour la peninsule de Bukit.

Premiere nuit dans un bungalow au milieu d'une faune luxuriante ou les moustiques se font une joie de venir nous devorer.

Apres avoir loue une petite moto nous laissons derriere nous la chaleur et libre comme l'air partons a la decouverte du sourire des habitants et des paysages magnifiques.

Pas une seconde sans le son des klaxons et le vrombissement des scooters qui envahissent les rues.Nous degottons un hotel apres un quart d'heure d'une marche suffocante et passons deux jours a Kuta, veritable fourmiliere humaine ou le touriste est roi mais aussi esclave des alpagages incessants de vendeurs en tout genre.Apres un petit bain dans un ocean Indien a 27 degres qui n'a pas l'effet rafraichissant escompte, nous plions bagages vers le sud pour la peninsule de Bukit.Premiere nuit dans un bungalow au milieu d'une faune luxuriante ou les moustiques se font une joie de venir nous devorer.Apres avoir loue une petite moto nous laissons derriere nous la chaleur et libre comme l'air partons a la decouverte du sourire des habitants et des paysages magnifiques.



Devant chaque lieu, chaque commerce, chaque maison et devant notre chambre quand nous rentrons, sont deposees des offrandes ephemeres, fleurs et batons d'essen d'ou s'echappent des senteurs exotiques. Ces dernieres sont presentees aux divinites, ancetres, esprits et demons en signe de respect et de gratitude ( ou peut-etre pour acheter leurs faveurs ).

La journee passe vite entrecoupee de quelques averses et d'une premiere session de surf sur le spot de Bingin.

Le lendemain, nous partons en compagnie d'Estelle et de Yannick, deux frenchies dont nous avons fait connaissance, a la decouverte du temple Pura Luhur ulu Watu dedie aux esprits de la mer. La majorite des espaces architecturaux etant reserves aux fideles nous tournons notre interet vers les macaques qui peuplent les lieux. Attention a nos affaires car ces singes sont des pick- pocket de haut vol !



Nous sommes aujourd'hui installes sur la cote dans une petite maison a deux pas d'une falaise verdoyante et d'une eau turquoise qui va et vient sur les fonds coralliens.

Septieme pays, septieme ciel, le paradis est ici...

Nb : Nous avons de petits problemes d'envoie et de reception de mails, de plus les bornes internet ont un debit vraiment lent sur l'ile. Voici donc quelques messages personnels :

- Damien Person...slip : On cherche mais on ne l'a toujours pas trouve

- Dominique : Ou es-tu ?

- Damien Lecoq : Il y a plein de poules par ici, ca te plairait.

- Pierre et Anne : Toujours au chaud votre bebe ? On est impatient d'avoir de vos nouvelles.

- Sigrid et Arnaud : Un grand merci pour vos precieuses infos concernant la Nouvelle- Zelande. On espere que vos preparatifs de mariage se passent bien !

- Baptiste et J-B : Merci pour les conseils de pro, la dent de Thomas se porte a merveille.




Par Caroline et thomas
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Jeudi 12 avril 2007
Voila  maintenant  10 jours que nous avons pose nos valises dans un regroupement de bungalows situe au dessus de Bingin Beach sur la peninsule de Bukit. 10 jours sans car, sans avion, sans programme, ca faisait longtemps.
Leggie c'est le nom de type qui gere l'hotel avec sa femme Made Resa, et leur bebe dont Caro est completement gaga. Petit a petit nous apprenons a les connaitre et mettons la main a la pate lorsque l'occasion se presente. 



Ainsi le week-end dernier, sous un soleil de plomb, nous avons repeint le long mur gris qui mene a l'hotel en compagnie des enfants du village. Les heures se sont chevauchees entre les rires, la patouille, les couleurs et les bouteilles d'eau eclusees pour que finalement les pans de ciment prennent vie. Le resultat tient plus d'une cacophonie de grabouillages que d'une oeuvre d'art mais les gamins etaient aux anges de pouvoir laisser vagabonder leur imagination et de se coller de la peinture partout.


Le voyage fait souvent bien les choses et au hasard d'une discussion, un balinais nomme Waia nous a convie a participer a une ceremonie d'enterrement hindouiste.


Une grande famille nous a ouvert ses portes pour la journee et nous voila  Caro, Estelle, Yannick et moi sapes avec des vetements traditionnels ( sarong ) dedies a ce genre d'evenement. Sur pres de 100 personnes, nous etions les seuls touristes et les balinais n'ont pas manque de nous croquer avec des yeux curieux pendant les 4 heures que nous avons passees en leur compagnie.


La ceremonie  a debute avec des offrandes deposees sur un autel erige au milieu du lieu de culte, puis les premieres notes d'une musique mystique delivree par d'etranges instruments ( gong, tablas,... ) se sont elevees dans un air charge de senteurs d'encens et de fumee de cigarettes aux clous de girofle que les hommes fument en devisant.



De leur cote, les femmes preparaient les fleurs et le riz  qui accompagnent le defunt vers les dieux.


Le corps  conserve depuis rois jours dans la glace arrive enfin, a demi nu, porte par les religieux sur une sorte de civiere en bambou. Il sagissait d'une femme de trente ans qui avait mis fin a ses jours en raison du depart de son mari avec une habitante de Java. Tout le monde s'est alors regroupe autour de la depouille, entonnant un chant etrange a voix basse jusqu'a ce que le moment  de la mise en biere soit venu.

Nous avons alors debute une marche dans les rues de Kuta, bloquant pour un moment l'intense circulation, et sommes parvenus dans un champ cerne par des arbres immenses. La ceremonie touchait a sa fin, les gens riaient en grignotant quelques fruits, la musique avait repris pour un air d'adieu.


Nous avons enfin regagne le Leggie Bungalow en repensant a cet accueil merveilleux et a cette ouverture d'esprit qui nous ont permis d'assister au vecu de l'interieur balinais. Echange de sourires, de tours de magie, de vetements et de caresses de notre peau blanche a laquelle ces indonesiens intrigues et tres tactiles n'ont pas manque de s'interesser.


Chaque jour, nous continuons d'arpenter les chemins callouteux avec notre petite moto et finissons toujours par amerir sur quelques criques ou le sable et le corail font tampon entre la vegetation et l'ocean indien. Dreamland, Padang, Balangan, Uluwatu, autant de coins tanquilles et de vagues que des types comme Rob Machado ( surfeur professionnel )  viennent ciseler gracieusement.




La saison des pluies est desormais obsolete meme si quelques lourdes gouttes viennent mateler le toit de notre habitation la nuit. La chaleur et les moustiques continuent leur train-train, nous continuons le notre entre les ruelles crasseuses qui disparaissent derriere le sourire blanc de la population.

Demain est un autre jour, une autre danse que nous essaieront de partager avec vous.
Terima Kasih a tous et a bientot.

Par Caroline et thomas
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Samedi 28 avril 2007

Il n'avait pas fait aussi chaud depuis longtemps, comme si la nature pressentait quelque chose, un climat pesant pour un evenement de poids. Il est 14 heures lorsque les portes de l'aeroport coulissent, laissant entrer en son enceinte les vapeurs magmatiques du dehors. A contre-sens, de la clim' vers la jungle, deux monstres sacres font leur apparition, deux sacres monstres  tirant derriere eux leurs valises specialement preparees pour l'enfer.

Sur le visage d'Aurelie et de Dominique (la soeur et la mere de Caro pour ceux qui l'ignorent ) se dessine un sourire qui signifie la fin du calvaire. Les heures d'insomnie se sont enchainees, ont creuse de sombres rigoles sous leurs yeux fatigues, ont fait d'elles des semblants d'etre humain, mais ne les ont pas terrassees.

Nous les chargeons  ( les valises ) dans notre jeep de location et direction le centre Kuta pour une immersion totale et immediate dans l'atmosphere electrique balinaise. La foule, les palmiers, les odeurs d'encens et de gaz d'echappement, une decharge de 100.000 volts, elles ont repris des couleurs, l'hotel les attends, la piscine finira de laver leurs corps pollues d'attente.

Grands organisateurs que nous sommes, GO ne bossant pas pour le Club Med, Caro et moi avons deja concocte la suite du programme, et tout ca gratuitement, esprit d'equipe oblige. Avant de rejoindre un superbe restaurant aux mets fins et salvateurs, nous decortiquons les paquets que nous ont fait parvenir nos proches restes aux pays du beurre sale. Nous en sortons des livres, des fraises tagada, du pate henaff et des mots doux, on ne s'est jamais senti aussi pres, ni aussi loin dailleurs.

Le lendemain nous quittons la capitale touristique pour retrouver la tranquillite de la peninsule de Bukit que vous connaissez deja. Deux jours a lezarder sous les guekos, a prendre le pouls du lieu pendant que les moustiques s'occupent du notre, les batteries se rechargent doucement. Aurelie se gratte, Caro filme en riant, Dominique s'essaie a l'anglais, je conduis en evitant de cligner des yeux, nous sommes aux anges.

Hier soir, dans le temple qui surplombe les falaises d'Uluwatu nous sommes alles voir un spectacle traditionnel a mi-chemin entre le theatre et la danse. L'histoire nous a un peu echappee mais la danse, le feu, les costumes, les chants et le soleil fondant sur la mer juste derriere suffisaient a en retirer quelque chose de magique.

Aujourd'hui les affaires reprennent. Nous sommes a Sanur, juste une nuit avant d'embarquer pour l'ile de Nusa Lembogan. Au matin nous flotteront sur l'ocean indien, pour le moment nous papotons au milieu des fleurs, on vous en envoie des brassees, un peu, beaucoup, passionnement,...


 

Par Caroline et thomas
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Mardi 8 mai 2007
Les bras croises sur le rebord d'une pirogue a balanciers nous regardons Bali s'effacer et Nusa-Lembongan se dessiner. Nous avons quitte la ville de Sanur pour un trajet d'une heure et demi en mer, on joue a laisser glisser sa main a la surface de l'eau, on se laisse bercer, on accoste, on decouvre.
L'ile est un cliche, une carte postale, une affiche d'agence de voyage. Plage de sable fin, tourisme minimaliste, bateaux de peche aux couleurs chaudes abandonnes sur la plage, poissons exotiques en abondance, mer turquoise et limpide, petit hotel caresse par la mer a maree haute, saveur du poisson frais cuit dans des feuilles de bananiers.



Desoles d'insister sur le paradis mais ici difficile de faire autrement.

Dominique fait bronzette et enchaine les brasses au dessus du corail, nous sillonons l'ile a trois sur notre moto de location apres s'etre fait deposer en pirogue sur un des plus beaux spots de plongees de l'ile ( voire du  monde ! ).

 

Deux nuits a ecouter le crepitement des feux prepares par les pecheurs sur la plage, deux soirs a contempler les femmes faire des vas et viens de l'ocean a leurs bicoques, paniers emplis d'algues en equilibre sur la tete, deux jours de reve avant notre decouverte frenetique de Bali...
 


Batubulan, Celuk, Semignac, Sukawati, Ubud, frein a main. Apres un petit tour a la monkey forest ou les inombrables macaques n'ont pas manque de venir chipper des bananes dans nos poches, nous sympatisons avec les deux cousins qui gerent notre petit hotel.
Le lendemain matin , nous partons en leur compagnie a la decouverte des environs, un circuit a la Balinaise, hors des sentiers battus. Au programme : visite des ateliers de tissage, des frabriques d'intruments de musiques, de sculptures sur bois, de bijoux en argent, des galeries de peinture puis spectacle de danse barong a vous couper le souffle. Les fabriquants de gongs ont quelque chose des forgerons d'antant, les metiers a tisser s'agittent sous les mains expertes des femmes, ici le temps semble s'etre arrete, de meme que cette famille qui vit dans une maison traditionnelle Balinaise, pas d'eau, pas d'electricite et une grande partie de leur espace reserve a leur religion.
 

Pour nous le temps continue son chemin, Made et Rai nous raccompagne a Ubud.
Au marche et chez les antiquaires nous decouvrons quelques merveilles et nous pretons au jeu du marchandage dans lequel Caro  est passee experte. S'en suit quelques heures de massage, de visites de musees, de degustatoins de mets delicieux dans cette capitale gastronomique, de balades et quatre jours se sont deja ecoules.

Jeudi, cap au nord. au passage nous visitons un magnifique temple dans lequel se deroule une cerermonie villageoise en l'honneur de la mer, du lac, et de la montagne qui n'a lieu que tout les quinzes ans, les dieux seraient-ils avec nous ?  Nous restons deux heures a s'emerveiller devant le ballet des offrandes, des chants, de la musique et d'une foule en habits traditionnels hindouiste.







Quelques kilometres a serpenter au milieu des riziere et a flan de montagne nous gagnons Singaraja, ville grouillante ou les touristes se comptent sur les doigts d'une main. La nuit tombe, les moustiques se levent, il fait chaud, toujours.


Nouveau depart, nouveau port, Amed.
Palmes, masques, tubas et retour a l'observation des poissons et cette fois de l'epave d'un bateau japonnais echoue il y a bien longtemps. Vingts metres du bord, vingts metres de profondeur, une equation abyssale qui vous depose baracudas et poissons clown a deux brasses.

Le compte a rebours a commence pour Dominique et Aurelie, apres deux semaines de rires consignees par Caro dans le camescope, leur avion decolle, un vide s'installe, et puis Bali reprend le dessus et se remet a donner pour remplir les manques.

Il nous reste cinq jours avant notre depart pour la Thailande et le Laos, un mois avant notre retour, un mois avant la fin de ce blog, encore quelques pays, encore quelques mots, encore quelques merci...


Par Caroline et thomas
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Vendredi 11 mai 2007
Il est 6h30 lorsque le reveil tonne, nous sommes a Kuta, l'heure est venue de prendre la direction d'Ubud et de preparer nos cartables car ce matin, nous allons a l'ecole !

Arrives a destination nous retrouvons Mariska, une indonesienne de Jakarta qui fait ses etudes a Paris et realise ici un stage dans l'association Idep International. Tous les jeudis elle tente de sensibiliser les ecoliers aux problemes d'environnement : tri des dechets, pollution de l'air, de la terre et de l'eau...  Les sujets ne manquent pas.
                                                                                                                      
Deux interventions dans deux classes mixtes d'une trentaine d'eleves sont programmees ce matin a l'ecole publique numero 4 de Betulu.                       
Nous faisons notre entree sous les yeux curieux de ces eleves en uniforme d'une dixaine d'annees.



Ce matin l'echange portera sur la pollution des rivieres. Un dessin anime realise par l'Unesco viendra etayer le debat mais avant ca il s'agit de repondre a un questionnaire sur le tri des dechets, sujet evoque lors de la derniere intervention. Les enfants echangent quelques coups de coude discrets sur les questions ardues mais dans l'ensemble, le message a l'air d'etre enregistre.    

Caro et moi prenons ensuite place devant le tableau noir pour presenter notre voyage, les pays traverses et l'association " ad terram incognitam ". Des forums concernant l'environnement y ont justement ete recement mis en place, nous permettant ainsi de faire un lien avec les sujets abordes par Mariska.



Apres resolution des problemes lies a l'informatiques, la seance de projection peut enfin demarrer. Le dessin anime relate la vie de villageois confrontes a la pollution de la petite riviere qui borde leurs habitations. 
S'en suit une discution autour des reponses a apporter et des choses a ameliorer.




La sonnerie retentit, c'est l'heure de la recre,  mais oui mais oui l'ecole est finie !

Par Caroline et thomas
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