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Argentine

Samedi 13 janvier 2007 6 13 /01 /Jan /2007 17:16

 drapeau:Argentine 

Après presque deux mois passés en Argentine, direction la Bolivie !

 

Deux mois en Argentine c'est 114 heures de bus, près de 8000 kilomètres parcourus, 63 empanadas con carne, 67 jugo de naranja, une centaine de mots d'espagnol, une dizaine d'assados, 5 fois plus de rencontres, environs 1600 degrès accumulés, une quinzaine de baleines, un millier de pingouins, 74 kilomètres de glacier, un colibri, une chica guitara, 10 litres de Quilmes, 10 heures consacrées à l'envoi d'un colis,  2 défaites au bingo, 6 orages, 4 séances de brasse, quatorze nuits sous la tente, 1231 baisers, 1232 grêlons, 40 lomitos completo, 3 GI's, 30 minutes de vol en compagnie des condors et un nombre incalculable de bornes parcourues avec nos amis les pieds.

 

Après cet entrainement intensif, nous voilà près pour affronter la Bolivie, le Pérou et le Chili. Encore 2 mois avant le vol pour la nouvelle-Zélande et toujours beaucoup de choses à voir et à apprendre alors que le temps file !

 

 

 

 

Par caro et tom - Publié dans : Argentine
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Vendredi 5 janvier 2007 5 05 /01 /Jan /2007 19:27

Un petit camping tranquille dans le village de la Cumbre, un maté avec martin pour émerger, une demi-heure de route dans la Ford Falcon 1972 de Rodrigo, et nous voilà au bord d'une falaise verdoyante où, entre les ailes chamarrées des parapentes nous attend le sourire de Mariano.

Pas le temps de réflèchir. A peine trois minutes se sont écoulées entre l'arrêt du vrombissement de la Ford et le moment où nos pieds ont quitté le sol.

Ce sont des parapentes biplace, Mariano guide Caro,  Pablo s'occupe de moi et c'est 30 minutes de danse céleste que nous nous offrons. Pas de raison d'avoir peur, le paysage est à couper le souffle, la vitesse, le son de l'air qui caresse nos sens, on peut mourir heureux mais nos moniteurs expérimentés ne nous laisseront pas cette chance. En plein milieu des airs, on croise Sonia, Manu, ouhouh, salut ! Tout paraît normal.

Et puis on se pose. C'était ni trop court ni trop long, ça ne se mesure pas. On sourit, on serre des mains, on raconte, tiens une rivière pas loin ! Un petit coup de stop et tout le monde à l'eau. Le soir retour au camping, on se pose près du feu, quand est-ce qu'on atterrit ?

Par caro et tom - Publié dans : Argentine
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Mercredi 3 janvier 2007 3 03 /01 /Jan /2007 18:37

Cette année pour le premier de l'an, c'est l'Argentine et plus particulierement la petite ville de La Falda qui nous ont ouvert leurs portes. Au rythme de la musique, au son des verres qui tintent, à la cadence des sourires argentins et au parfum des cuisines, la nuit s'est laissée prendre par la fête...

Quelques clichés, beaucoup de souvenirs et tant à raconter.

 

Au menu, á la Parrilla de Raúl c'est buffet á volonté, assado géant, délicieux vins argentins ( malbec, Santa Julia...), champagne et postre...

 

                                                                                                                                                Puis feu d'artifice improvisé, danses effrenées sur la piste, ensuite direction les boîtes de nuit bondées, et finalement trempette dans la piscine de l'hôtel avant de rejoindre les bras de Morphée.

Par caro et tom - Publié dans : Argentine
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Samedi 30 décembre 2006 6 30 /12 /Déc /2006 21:19

Dans l'ensemble des villes argentines, la pauvreté côtoie le luxe outrancier des hauts quartiers. La mendicité en tant que telle reste relativement discrète. En revanche, vous ne pouvez passer 5 minutes à la terrasse de quelconques cafés sans que l'on vous propose d' hétéroclites bibelots vendus par les gamins à la sauvette.

Un autre aspect de ce pays faisant encore aujourd'hui partie des " élus " du tiers monde sont les Cartoneros. Ces hommes, femmes et enfants circulent dans des charrettes de bois tirées par des chevaux, en plein milieu des avenues saturées de voitures. Leur pain quotidien, c'est la collecte de cartons qui leur rapporte environ 2 pesos du kilo. Ils arpentent les rues de la ville durant toute la journée frappant aux portes des particuliers, des magasins en destockage, en respectant des règles bien établies. Chacun son quartier, chacun son territoire.

Ils se regroupent en fin de journée dans des bidonvilles situés en général en bordure des agglomérations où les feux se multiplient à l'approche du soir. C'est une musique triste et belle qui se joue alors parmi les chevaux fatigués. Le perpétuel combat entre richesse et pauvreté, c'est juste là, et finalement il n'y a rien à dire.

 

 

Par caro et tom - Publié dans : Argentine
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Lundi 25 décembre 2006 1 25 /12 /Déc /2006 18:11

Il est cinq heures du mat' et nous dormons profondément, étendus sur notre lit "king size", entre les murs de notre crèche de noël quatre étoiles. Dans un semi-coma vaporeux, nous percevons tout à coup que quelqu'un est en train de frapper à notre porte. Retour sur terre, mais qu'est-ce que ça peut bien être à une heure pareille. Je m'en vais ouvrir la porte, et là stupecfaction ! Derrière se trouvent trois personnes qui semblent faire partie de ces films d'action américains. Deux d'entre elles sont complètement vêtues de noir, encagoulées, casquées, lampe frontale, gilet par-balles et mitraillette au poing. La troisième un peu moins déguisée ne porte qu'un gilet par balle noir où il est inscrit : polizia.

Imaginez la scène, les types du GIGN local et moi en caleçon, en train de me demander si je suis en train de rêver ; maintenant ça fait rire mais sur le moment ça laisse perplexe. Le type me présente sa plaque d'inspecteur et m'explique en anglais qu'ils sont à la recherche d'une bande de malfaiteurs qui s'est introduite dans l'hôtel et qu'ils fouillent les chambres une à une pour mettre la main dessus. Bon courage, il y a dix étages.

Avant d'ouvrir la porte je lance juste un "tu vas halluciner" à Caro qui m'interroge du regard.

Le comando entre donc et met en joue une à une les portes des placards avant de les ouvrir brusquement. RAS. Ils finissent par nous quitter après un bref interrogatoire (bruit suspect, appels téléphoniques,...) en nous souhaitant un joyeux  Noël.

Nous avons quitté l'hôtel ce matin sans savoir si les gendarmes ont attrapés les voleurs et nous sommes partis nous installer dans une pension couleur locale où il n'y a rien à voler. Noël aura une fois de plus été inoubliable.

Par caro et tom - Publié dans : Argentine
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Samedi 23 décembre 2006 6 23 /12 /Déc /2006 14:39

Joyeux noël à tous !

Pour nous ce sera hôtel de luxe à Cordoba, piscine, sauna, solarium...

Grosses Bises !

Par caro et tom - Publié dans : Argentine
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Jeudi 21 décembre 2006 4 21 /12 /Déc /2006 18:48

Les belles choses ont un prix. Les événements de la nuit dernière n'étaient pas soldés, aussi avant de passer à la partie spectacle, voici comment nous avons deboursé.
Nous sommes partis de Mendoza vers 16h en compagnie de Sonia et Manu, direction la province vinicole de Maipu. Trajet estimé à 40min jusqu'au camping. Au final, après des erreurs de bus, des indications erronées, de la marche, du stop à quatre dans la bène d'un pick-up et quelques kilomètres en taxi, nous  arrivions dans un nouveau camping, le premier nous ayant refusé l'entrée car il ne prenait que les groupes. Il était environ 21h lorsque nous plantâmes nos tentes. " Il ne peut plus rien nous arriver d'affreux maintenant ".
Et moi de jouer les Cassandre : " si ! On pourrait renverser les pâtes et se ramasser de la pluie ". Croyez le si vous le voulez mais mes predictions s'avèrèrent exactes. Dans l'heure qui suivit, Sonia commença par laisser glisser les pâtes après une erreur technique lors de l'égouttage. Nous riions à pleines dents devant le sort qui continuait à s'acharner. Peu après, Manu nous  interpella d'un ton péremptoire : " venez voir un peu ce qui se pointe sur nous ! ".
A quelques encablures de là, s'était formée la plus menaçante, la plus volumineuse et la plus dense masse nuageuse que nous n'ayions jamais vue. Une similitude certaine avec les images des phénomènes climatiques dévastateurs que l'on peut parfois voir dans les émissions d'Arte.
Quelques gouttes se sont faites sentir au début du repas (pâtes aux fines herbes), et rapidement la pluie se mit à redoubler et le vent à hurler. Nous nous réfugiâmes dans notre tente lorsque les premiers grêlons firent leur apparition. En l'espace de quelques secondes, nous voilà sous un vent de force 7 et sous un pluie de glace dont les plus gros specimens avaient la taille de balles de ping-pong!!!
Nous attendîmes une heure durant, en maintenant la toile de la tente avec nos pieds qui devenaient douloureux à force de recevoir ces projectiles en pleine vitesse. Pour ceux qui se sont déjà essayé au paint ball, celà ressemblait au contact d'une bille reçue à bout portant. Une demi-heure dehors sous ce temps, et il était fort à parier que vos chances de revoir le soleil furent minces.
Pendant que les éléments se déchainaient, et que nous priions pour que la toile ne soit pas transpercée, Sonia et Manu lancèrent subitement un cri d'effroi.

 Nous, apeurés :
-Qu'est-ce qui se passe ?
-Y a un mec qui vient de tomber sur la tente !
Le stress était à son comble d'autant que nous étions seuls dans tout le camping.
En fait, il s'agissait d'un chien qui cherchait à s'abriter et qui se faufila finalement entre les deux paroies de la tente.
Après une heure et un relatif retour au calme, nous partîmes nous abriter dans les toilettes attendant une prochaine averse qui ne vînt pas.
A environ 10km de là, et pendant toute la nuit, se déroula la plus belle danse à laquelle nous ayons assistée depuis notre arrivée. Dans une atmosphère étouffée et lourde, des éclairs n'ont cessé de lézarder le ciel. Le bruit de la foudre était étrangement sourd, comme des détonations profondes, brèves et distinctes. Pendant les heures durant lesquelles nous fûmes éveillés, nous avons recensé en moyenne une détonation toute les 5 secondes. La fatigue ayant fini par reprendre ses droits, nous nous endormîmes sous le feu d'artifice.
Au reveil nous n'en revenions toujours pas. Nous  repartîmes sous un ciel limpide et bleu, visiter une bodega et se laisser aller à quelques larmes de vin après ce grand chagrin de pluie.

Nous repartons demain vers Cordoba, à 10 heures à l'est, où nous comptons passer les fêtes bien à l'abri dans un hôtel classieux pour que notre noël loin de vous conserve sa saveur épicée et magique.

A bientôt.

Par caro et tom - Publié dans : Argentine
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Lundi 18 décembre 2006 1 18 /12 /Déc /2006 15:19

On the road again. Nous avons quitté Bariloche en compagnie de français ( ils sont partout ! ) et après notre dose hebdomadaire de trajet en car entre plaine et montagnes, nous sommes arrivés à Mendoza. C'est une ville de 773000 habitants où il fait bon lézarder aux terrasses des cafés, à l'ombre des sycomores géants qui ponctuent les trottoirs. Le mercure gravite autour des 35 degrès, une donnée qui inclue un temps d'inactivité obligatoire lorsque le soleil est au plus haut.

En arrivant à l'auberge de jeunesse, nous avons immédiatement retrouvé nos capacités à ne rien faire. L'auberge Winckas est heureuse de mettre à votre disposition un jardin avec piscine, terrasse ombragée, des salles de bains spacieuses, bar, resto et accueil très conviviale pour la modique somme de 27 pesos (8 euros).

Mendoza est aussi la capitale vinicole de l'Argentine et gère 70% de la production du pays. Les agences de tourisme qui proposent excursions pour la route des vins sont légion. Au programme, visite des vignobles et dégustation dans les bodegas. Nous retrouvons Sonia et Manu ( tour du mondistes) cette après midi et envisageons de parcourir  demain la province de Maipu en vélo en quête de la meilleure cuvée. On vous tient au courant si on trouve la perle rare...

Par caro et tom - Publié dans : Argentine
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Jeudi 14 décembre 2006 4 14 /12 /Déc /2006 00:08

Nouvelle étape, nouvelle aventure.

Bariloche est une ville qui siège dans la région díte des lacs. C'est la plus populaire station de ski d'Argentine mais à cette époque neige et verdure jouent au gagne terrain. A proximité d'un parc naturel, avec camping, mercado, resto et tout le toutim (dixit office du tourisme). Nous décidons donc d'investir dans une tente et de nous lancer dans un trip marche et fesses en béton armé.

Etape 1- Le car

Suite à une petite erreur , nous remplacons les deux kilomètres à pied jusqu'au camping par dix kilomètres en montagne,  parcourus en 5 heures, avec au programme soleil de plomb, vent à décorner le lamas ( !?) sacs à dos overdosés.

Arrivée au camping à 19 heures, pas mercado, pas resto, pas tout le toutim'.

Néanmoins, marche+soleil+poids = arrassement

 Etape 2 - Dodo

Engageons une bataille avec le sommeil sur matelas bon marché. Sensations de contact avec le sol : 6 omoplates, 3 coxis.

Etape 3 - Eclore

Réveil venté, encéphalogramme embrumé, petit dèj nuageux, moral ensoleillé.

Le type du camping nous prëte un vélo pour un aller-retour au shop du coin. 5 kilomètres, mollets de plus en plus fermes mais facturas ( viennoiseries ) et dulche de leche ( confiture de lait ) en récompense. Temps en nette amélioration.

Etape 4 - Crapahutage

Dans la journée, rando, cascade, plongeons dans lac gelé, amoindrissement testiculaire. La montagne ca vous gagne.

Etape 5 - Manger c'est gagner

Ce soir pizza et rando " tambien " pour rentrer au camping.

A priori, demain on essaye de retrouver un couple de brestois au nord de Bariloche.

Grosse bise à tous.

 

 

Par caro et tom - Publié dans : Argentine
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Vendredi 8 décembre 2006 5 08 /12 /Déc /2006 21:21

Depuis les années 50, l'économie argentine est en pleine expansion. La privatisation touche la majorité des entreprises et la corruption qui règne permet à grand nombre d'entrepreneurs de se remplir les poches. Lorsque la crise éclate en 2001, l'Argentine se reveille comateuse et ralentie, et le gel des salaires entraîne rapidement une révolte violente de la population.

Le réseau ferroviaire autrefois efficace tombe dans la décrépitude par manque de personnel et impossibilité de financer l'entretien des lignes. Petit à petit, le car devient le mode de transport le plus fiable et le plus économique. Il est aujourd'hui aux classes populaires ce que la caravane est aux Gipsy King.

Le car en Argentine c'est deux étages d'un confort modeste, de la musique new wave des années 80, et un réseau qui n'hésite pas à emprunter des routes que même bip-bip et le coyote refuseraient comme terrain de jeux. De petites télévisions viennent ponctuer les rangées de sièges et retransmettent des films désuets au son genre TSF et images parkinsoniennes. Pour faire passer le temps, un des chauffeurs vient, déguisé en Monsieur Loyal, animer le Bingo du trajet ( loto local ). Le grand prix pour tous les bons numéros : une bouleille de vino blanco seconde catégorie.

C'est kitsch à souhait, ça prête à sourir au début et à vraiment se marrer ensuite.

Et puis la nuit tombe, on s'enrobe de nos sacs de couchage sur nos sièges " semi-cama, semi-mal de dos ", et on attend patiemment que les nouveaux nés effrayés par la BO de Dirty Dancing finissent par arrêter de pleurer.

Au final et pour tout le monde, la fatigue prend le dessus, de toute façon on arrive dans 15 heures !

Par caro et tom - Publié dans : Argentine
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